samedi 5 décembre 2009

Le Cosmo - 06 230 Villefranche-sur-mer



Enchantement ou désespoir ?

C’est toujours un enchantement que de déjeuner à Villefranche sauf dans ces gargotes pour touristes dont, fort malheureusement, ce petit port de pêche n’est pas exempt. Mais le Cosmo, quant à lui, semblerait « naviguer » entre deux eaux, ni gastro ni fastfood, avec, ce qui ne gâche rien, une vue directe sur l’église de Cocteau. Nous jouerons donc la carte de la simplicité avec une salade de tomates et mozzarella di buffala. Si la tomate est un peu maigrelette, la mozzarella est quant à elle onctueuse, avec les olives noires dénoyautées et les lamelles de jambon San Danielle, on peut dire que l’ensemble se laisse déguster sans trop de résistance ! L’entrecôte est de belle facture, plutôt épaisse, et servie bleue, certes un poil « nerveuse » (rien de bien méchant), elle est, malgré tout, goûteuse tel qu’on les apprécie. Les frites sont bien dorées mais la salade (inutile) est fanée ! Dommage ! Le tartare « aller-retour » est bien assaisonné et juste grillé sur les deux faces. C’est une jolie réussite ! Un conseil, Monsieur le chef de cuisine, changez, s’il vous plaît, de fournisseur de salade ! Pour les desserts, ce sera, n’en déplaise à certains, une « relative » déception surtout avec des profiteroles soi-disant « maison », secs comme un « coup de trique » dont la sauce au chocolat me fait indéniablement penser à celle de ces glaciers qui pullulent sur la Riviera. La tarte tatin à la cannelle n’est pas, à mon humble avis, du jour et son côté « caramélisé », et réchauffé, n’y changera rien même en y adjoignant un (gros) nuage de chantilly ! Le crumble est non pas aux fruits rouges, mais aux pommes coupées en dés (bof !) avec son incontournable « tapissage » de biscuit décidément très sec. Même la boule de glace vanille (Côte d’Or) n’arrivera pas à relever le tout ! Peut nettement mieux faire, car les tarifs de la carte ne font pas franchement dans le style fast-food !
Ouvert 7/7 jours
Le Cosmo – 11, place Amélie Pollonais – 06 230 Villefranche-sur-Mer – Tel : 04 93 01 84 05

Boni - 06 000 Nice


Un sol « poudré » d’or

Boni, vous savez le frère de celui qui « œuvre » en cuisine à l’Alto de Nice, vous accueille dans un espace sobre au design (relativement) épuré, tons gris clairs et foncés, tables, chaises et banquettes très « Parisiennes » toutes différentes et issues de brocantes ou ventes aux enchères. Les toilettes, à eux seuls, valent le détour et vous ne serez pas surpris de les découvrir au fond du restaurant, derrière un épais rideau, avec leur sol « poudré » d’or ! Après une relative hésitation face à l’ardoise (fixée au mur) nous avons opté, en entrée, pour la formule (trois) « bols » à 5 €, l’un composé d’une ricotta alla Veneziana présentée telle une glace en petit pot. Sympa et très frais ! L’autre, par des anchois marinés et leur mesclun, et le troisième par une pagliaeriana au four, miel et noisettes. Humm, délicieux mais pas franchement léger ! La formule à 15 € vous octroie l’entrée, le plat et le dessert. Nous avons donc poursuivi, avec des calamars alla plancha (grillés) qui « exultent » leur arôme, un gratin de rigatoni alla valdostana très « plats des montagnes » (avec son fromage grillé dessus), et une cocotte de poulet fermier, et ses petits légumes, moelleux à souhait avec sa sauce piquante (mais pas trop). Pour les desserts, nous avons succombés à un tiramisu très onctueux et goûteux, un crumble à la cannelle et un moelleux au chocolat, glace noisette vraiment très réussi et sapide. A découvrir absolument !

Boni
15, rue Tonduti de L’Escaréne – 06 000 Nice – Tel : 04 93 62 93 36

Sarao - 06 000 Nice





Il fleure bon la terre Ibérique

Le nouvel espace culinaire de Cristina Garcia et son mari fleure bon la terre d’origine de Don Quichotte. Murs en bois cérusé blanc, « paillotte » en bois blond et musique Jazzy confèrent à ce lieu décontracté une ambiance feutrée assez séduisante. L’accueil est courtois, si ce n’est prévenant. On regrettera seulement que le serveur soit trop « speeed » au point d’omettre certains « éléments » commandés et de ne pas même les avoir notés ! Rien de très grave au demeurant, mais suffisamment agaçant pour être notifié, d’autant qu’il a été incapable de nous avertir, lors de la commande, que les trois entrées commandées étaient de même nature si ce n’est (quasiment) identiques ! Dommage ! Le pata Negra est, certes, généreusement servi, mais bien qu’il soit goûteux, m’apparaît, excusez du peu, quelque peu « aride ». Il manque de souplesse et de cet arôme inimitable de noisette, si cher à notre palais. La charcuterie Ibérique est bien représentée notamment lomo et chorizo, et accompagnée de fromage Manchego finement tranché. Un point négatif s’« insinue » ici avec un laps de temps beaucoup trop long entre l’entrée et le plat qui doit suivre. La pièce de Charolais taillée dans le filet bleu comme souhaité, avec ses morilles, son millefeuille de légumes au parmesan, et sa purée est une belle réussite, tant dans la préparation que dans la présentation. L’arrière goût de lait dans la purée surprend mais charme. Quant au millefeuille de légumes, il aurait mérité un peu moins d’oignon à mon goût ! Le tartare de bœuf est, quant à lui, impeccablement assaisonné avec ses frites longues et larges dorées à cœur. Les desserts vont, malheureusement, « marquer un léger pas en arrière » avec un pain perdu aux quetsches (pas vraiment adaptées), car il n’y aurait plus eu de pruneaux ! Regrettable, car c’est l’un de mes desserts préférés, si séduisant lorsqu’il est conçu dans la (stricte) simplicité, mais également dans la générosité ! Le fondant au chocolat, par contre, est tout en justesse, tant dans sa consistance que dans sa cuisson. Le florilège des douceurs est très « attachant » avec sa petite crème brûlée, son petit fondant et sa glace fraise. A tester indiscutablement tout en sachant que les petites erreurs ne sont pas rédhibitoires !

Sarao
7, promenade des Anglais – 06 000 Nice – Tel : 04 92 00 50 90 www.sarao-restaurant.com

lundi 30 novembre 2009

Le Bistrot du port - 06 300 Nice




Rien que des arômes

Le lieu ne paie pas vraiment de mine mais, si l’on à l’œil, la cuisine qui fait face à l’entrée ne dissimule rien de ses « mystères » tant il est vrai que de douce effluves viennent vous « flatter » les narines. Pourtant, si vous le souhaitez rien ne vous empêche d’aller saluer le chef, et patron, de ce bistrot marin où l’on vous propose à l’ardoise (un peu trop répandue à mon goût) les spécialités du jour. Pour nous ce sera …hum ! Voyons voir ! Pour commencer un foie gras poêlé aux figues qui, une fois au cœur de notre assiette, se révélera « charmeur » pour finalement fondre littéralement en bouche (peut-être un peu vite), une salade d’artichauts émincés au parmesan (malheureusement aillée), filet de citron pour revigorer le tout, et puis une savoureuse (et presque baveuse) brouillade aux truffes d’été (la blanche, bien évidemment !) et huile aux truffes. Là, c’est un grand moment à condition, bien sûr, d’aimer la truffe ! Le risotto aux Saint-Jacques est, comme il se doit, crémeux à souhait, et les arômes « jaillissent » au point de lui trouver toutes les qualités, ou presque…
La côte de veau, très, très épaisse est désossée, émincée et « nappée » de girolles fraîches et goûteuses. Rien à jeter, tout à manger ! Le panachage de poisson est assez étonnant, tant il est vrai que chaque morceau se serait suffit à lui-même ! Alors, quatre vous pensez ! Et pas des moindres, du denti (un poisson Corse inconnu au bataillon), du loup, de la rascasse et du thon. Les arômes, rien que les arômes ! Pour les douceurs, des mini-bricks de bananes accompagnées de leur glace (toujours) à la banane et nappées de sauce au Toblerone (le chocolat), une fine tartelette aux abricots frais et sa boule de glace aux abricots, mais également le moelleux fondant au chocolat nous aurons au moins mis tous en accord ! Assurément, il nous faudra revenir succomber aux charmes de cette table attachante à plus d’un titre.

Le Bistrot du Port - 28, quai de Lunel - 06 300 Nice – Tel : 04 93 55 21 70

Fred L'Ecailler - 06 400 Cannes





Il ne se moque pas de vous

Sur la place de l’Etang, il y a deux attractions, d’un côté la pétanque et de l’autre côté Fred l’Ecailler ! Fred, c’est un personnage atypique, empli de bonhomie et se sincérité, qui connaît son métier comme personne (ou presque). Croyez-moi, il sait y faire le « bougre » pour vous conseiller la douzaine d’oursins hyper-iodés et fraîchement « pêchés », ou les langoustines grillées, en vous les passant, avec un léger temps d’arrêt, sous le nez ! Le frito mixo commandé fait également partie de ses « suggestions » du jour et il ne s’est pas moqué de nous ! La petite pêche, la seiche, le poulpe, la crevette et le calamar sont « saisis à cœur » et légèrement frits. L’arôme est très présent en bouche et l’on sait incontestablement que l’on déguste là un produit de toute première fraîcheur et qualité. Les trois sauces sont parfaites ! Fred nous a engagé sur un bar grillé entier à savourer sur l’arête avec ses pommes vapeur, ses carottes émincées, son ail confit, ses brocolis, ses aubergines et ses chanterelles. Délicat et savoureux comme on les apprécie ! Le pavé de turbot grillé est plus que généreux et accompagné de frites goûteuses et « blanches ». Le pavé de loup est grillé à l’unilatérale avec ses chanterelles et oignons grelots. Il est sapide à souhait. La chaire est délicate. On ressent tous les bienfaits de la mer, convaincu que ces produits là ne risquent pas de vous tromper ! Il est évident que l’on ne vient pas vraiment dans ce style de restaurant pour les desserts qui sont le plus souvent insipides voire insignifiants. Mais là, Fred fera « taire » cette réputation injustifiée, avec une tarte tatin exquise copieusement servie, des profiteroles (3) maison tout « fumants » et « ravageurs » tant il est vrai que l’on aurait bien « remis le couvert » ! Le tiramisu est assez bien conçu, certes un poil « rigide », avec ses biscuits champagne baignés dans le café. Mais, honte à nous, nous n’en laisserons pas une miette !

Fred L’Ecailler restaurant poissonnerie
Place de l’Etang - 06 400 Cannes – Tel : 04 93 43 15 85

La Rossettisserie - 06 300 Nice



Simplicité et rusticité

« Lové » à mi-chemin de la gare routière et de l’église Sainte-Réparate, notre « découverte » a de quoi interpeller tant il est vrai qu’aujourd’hui, il est bien rare de trouver une table qui fasse à la fois dans la simplicité et la qualité. Dans un décor d’ancienne boulangerie « réactualisé », aux tons rouilles et blanc, et aux carrelages anciens polychromes, le « maître » de rôtisserie, vous reçoit en toute humilité soit autour de sa grande table en pin (pour 10 à 12 personnes), soit, plus intimement, de part et d’autre de l’une de ses quatre petites tables. Vous l’aurez compris, ce ne sont pas plus de 18 à 20 couverts qui seront « bichonnés » ici, midi et soir. L’ardoise fait dans l’essentiel et propose le ½ poulet ainsi que quatre rôtis au choix (bœuf, agneau, porc et veau) accompagnés de pomme purée, de ratatouille et de pommes rôties, le tout, bien évidemment, maison. Autre originalité du lieu, vous pouvez passer votre commande préalablement et l’emporter chez vous ! La mise en bouche se fait avec une petite salade de mesclun et tomate délicieusement assaisonnée. Personnellement, j’ai « testé » les cinq formules, poulet, porc, veau, agneau et bœuf avec leur purée de pomme de terre et leur (succulente) ratatouille, et je dois avouer que c’est, non seulement, une savoureuse « expérience » gustative mais, également, un doux instant de « rusticité » ! La phase douceur n’est pas désagréable non plus avec soit sa tarte tatin, crème anglaise, pignons et amandes effilées, soit son gâteau au chocolat, sauce chocolat chaud (humm !). Gageons que, tout comme nous, vous allez tenter l’expérience !

Rossettisserie restaurant
3, rue Mascoïnat – 06 300 Nice (vieux) - Tel : 04 93 76 18 80

La Gallery - 06 110 Le Cannet


Qualité et générosité

Il est de ces adresses que l’on se communique parfois de « bouche à oreille », sans trop savoir à quoi cela ressemblera. Or, en cette fin novembre, la dite table nous avait été (très) chaleureusement suggérée. Incontestablement, malgré une déco peut-être un poil (trop) sobre, la rumeur allait être confirmée dans le bon sens du terme, il s’entend. Seule ombre, si je puis dire, au tableau, la musique distillée est du genre de celle entendue dans les ascenseurs des Galeries Lafayette ! Pas vraiment en phase avec le lieu ! L’accueil est affable, ni trop ni trop peu, le service prompt au point que nous voyons arriver prestement notre commande. Quel « choc » ! Quelle surprise, surtout lorsque l’on sait que nous avons opté pour la formule à 19 € ! La palette de la Gallery sur pierre est surprenante de générosité, de qualité et d’esthétique. Foie gras de canard mi-cuit, makis au foie gras (succulents), jambon cru et deux « jolis » rocamadour panés, légèrement fondants, rien de moins ! Le sablé aux olives noires, surmonté d’un lit de sardines fraîches, est délicat et savoureux. La cassolette de Saint-Jacques, émulsion d’écrevisse et julienne de poireaux, est sans concession, parfaite à tout point de vue ! Pour une entrée en matière, c’est un réel succès ! Ayant opté pour la simplicité, le tartare Jet-Set légèrement poêlé avec son (certes) petit foie gras façon Rossini a de quoi vous « scotcher ». Belle présentation avec ses frites généreuses présentées dans une feuille de bananier, le burger Jet-Set a tout pour plaire, avec son pain au sésame et son cheddar, accompagné de tomates, oignons, cornichons, col-slaw et frites. La poêlée de cèpes à l’ancienne, servie dans un ramequin à part est (presque) à tomber ! Quant aux desserts, ils « prolongent » le doux effet ! La tarte au chocolat, en fait une fine pâte sablée (bien blanche), avec un mi-cuit au chocolat, est « confondant ». La crème brûlée au Nutella, certes goûteuse, fait moins dans l’exceptionnel. Par contre, le crumble aux pommes maison et sa glace vanille ne mérite aucune critique ! Un rapport qualité-prix que nous qualifieront d’imbattable au point de l’avoir chaleureusement signifié au chef venu nous saluer en fin de repas.
Menu Business 12 €, La Gallery 15 € et Château des Artistes 19 €

Restaurant La Gallery – Résidence Châteaux des Artistes
8 – 10, chemin de Garibondy – 06 110 Le Cannet – tel : 04 93 49 42 42
www.restaurant-lagallery.com

Aphrodite - 06 000 Nice







Alchimie des saveurs

L’expérience « moléculaire » que nous avons vécue en ce mois de Novembre se devait de l’être étant entendu, il est vrai, que David Faure fait partie du microcosme très fermé des quelques rares chefs passés maître en la matière. C’est ainsi que nous nous sommes trouvés là attablés sous la véranda. Les tables nappées de noir et de rouille interpellent tout autant que les chaises Design, à l’assise (quasi) parfaite. Le sommelier, après nous avoir proposé deux cocktails, l’un à la mandarine, l’autre au lychee, joue l’effet de surprise en nous amenant deux verres ballon «fumants » (effet provoqué par des glaçons plongés à - 78°). Peu après, l’amuse-bouche sera proposé à l’azote liquide (-196°), et une fois ingurgité, l’on est prié d’imiter le « démonstrateur » avec un effet nitro « dragon » garanti ! Le foie gras caramélisé est flambé devant nous. Avec ses agrumes, son knouf de racines aux truffes et sa réduction balsamique, il est saisissant. Le pain est maison et délicieux. Les nems, quant à eux, sont « niçois » et accompagnés d’une vinaigrette au babazouk. Effet infaillible ! Les makis de foie gras poêlés aux sardines fumées et refroidis sont sidérants. Après cela, nous aurons l’insigne « honneur » de « goûter » au kebab Lou Nissart à la poitrine de veau braisée, galette de socca légère et légumes du pays qui provoquera notre admiration. Le poulpe de roche, cuisiné en stockfish, oignons, poivrons, tomates, ail, olives et boyaux perpétue l’engouement. Un grand moment ! La poitrine de canard Colvert rôtie et sa cuisse confite, girolles et carottes jaunes en persillade. Délectable à souhait ! A ce stade de notre cheminement culinaire nous noterons que le sommelier, très professionnel, au demeurant, et un peu « acteur » à ses heures perdues, aura subtilement accompagné notre dégustation de verres de vin parfaitement en phase avec les plats dégustés. Un Pouilly fumé Michel Bailly - les Loges – 2008, un Domaine Saint-Albert Cuvée Prestige 2008, un Ombre et Soleil – Cuvée Soleil de Midi – 2007, un saint-Nicolas de Bourgeuil Marc Bredif – 2007, un Gammay de Touraine – Domaine de la Charmoise Henry Marionnet – 2008, un Domaine des Escarvailles – Cuvée les Sablières – 2007, un Domaine du Tariquet – Côte de Gascogne – Cuvée « Premières Grives » et finalement (pouf ! pouf !), un Ze Bolle, Zéro Pointé… Superbe sélection au demeurant, mais que nous serons bien incapables de poursuivre, tant il est vrai que, personnellement, j’aurais du quitter la dégustation des vins dès le second verre ! Enfin, la « pose » mangue, ananas, fruit de la passion et banane, le tout « azoté » (à – 196°), et servi, tel un « trou normand », juste avant les desserts, et quels desserts ! Une tarte au citron du pays « revisitée », mousseux au citron, sablé pulvérisé, tube de meringue et sorbet citron. « Si le chocolat s’oblitérait il en deviendrait pétillant », une déclinaison très alambiquée du chocolat, mais très esthétique ! Et pour conclure, l’œuf au plat « virtuel », mangue et noix de coco qui joue, à lui seul, un grand « rôle », mêlant une pannacotta sur (petite) poêle passée à l’azote à la mangue interprétant celui du jaune d’œuf et la vanille Bourbon en poivrier, celui du poivre. C’est insolite et ludique ! Les cafés seront d’Ethiopie avec mignardises au choix, vanille, banane et chocolat pour ce qui nous concerne.

Menu déjeuner 25 €, le soir : Menus de 37 à 85 € ou la carte
Restaurant Aphrodite
10, Bd Dubouchage – 06 000 Nice – Tel : 04 93 85 63 53
www.restaurant-aphrodite.com

lundi 23 novembre 2009

Le Comptoir Caffé - 06 400 Cannes





Ici on cajole vos papilles

Certes, le Festival, son « voisin » immédiat, aurait bien pu lui faire de l’ombre, si, et seulement si, la nouvelle direction de cette enseigne située face à la mer n’avait fait « table rase » du passé, tout d’abord en procédant à une refonte intégrale de là déco (avec sièges en alcantara marron clair ou rouge) mais également en donnant à son directeur de restauration, Christophe Bozzetto, et à son chef de cuisine, Alain Roméro, « carte blanche », un chef « toqué » de saveurs. Ici on « cajole » vos papilles d’entrée de jeu avec, en amuse bouches, une tranche d’un excellent foie gras mi-cuit maison de canard, rien de moins ! Et puis, c’est la « valse » des saveurs ! Des mini-coquilles Saint-Jacques (les coquilles, pas les noix !) cuites fort justement avec un beurre citronné qui prouve l’incontestable don de ce chef pour les sauces « à l’ancienne ». La « grosse » verrine de crabe frais, avocat en dés et mesclun est saisissante en arômes naturels et n’a nul besoin d’artifices. Du naturel, rien que du naturel ! Un champagne Nicolas Feuillatte, à la coupe, accompagne ce délicieux instant gustatif où le poisson domine. Tout d’abord, un filet de saumon généreusement servi (3 tranches) moelleux et grillé à cœur, servi avec ses légumes croquants au wok, puis quatre filets de sole, sauce champagne, et finalement un loup grillé, présenté préalablement, purée maison et « vrai » beurre blanc comme on ne les fait plus, le tout d’une qualité et d’une fraîcheur irréprochables. Nos « louanges » iront ensuite vers une aumônière aux pommes et sa crème anglaise, un tiramisu onctueux et d’une légèreté inégalable ainsi qu’une tarte fine aux pommes et sa glace cannelle. Quel bonheur d’être cajolé par ce chef là !

Le Comptoir Caffé Restaurant
54, La Croisette – 06 400 Cannes – Tel : 04 93 38 15 37

Le bistrot gourmand - 06 400 Cannes




Inappétent mais attachant

La déco est, certes, un peu « kitch » avec ses moulures rouges sur fond beige, mais l’ardoise sur le mur vous met vite dans l’ambiance avec, ce jour, une recette de crème brulée à l’orange « exposée » par le détail. Le service est correct, sans fioritures, en tout cas suffisant pour ne se consacrer qu’à l’essentiel. Avec un foie gras poêlé de belle facture, un surprenant velouté de châtaigne avec son œuf mollet, délicieux et subtil, et un avocat au crabe en verrine (assez banal au demeurant), l’entrée en matière se fait là dans des conditions plutôt engageantes. Le magret de canard qui suit m’apparait « réchauffé » mais, cependant, rosé avec, toutefois, une fort estimable purée de pomme de terre à l’huile d’olive ; le filet de bœuf accompagné de son gratin dauphinois quelque peu « austère » et sa sauce un peu apathique, n’emporteront pas radicalement notre enthousiasme ! Seul le tartare de bœuf est idéalement élaboré. Les pommes allumettes, beaucoup trop cuites à notre goût, n’étaient pas indispensables. Le duo tiramisu au Nutella, profiteroles au café est « flatteur » mais pas spectaculaire ! Le coulant au chocolat méritait justement un peu plus de fluidité et un peu moins de temps de cuisson ! Quant au crumble à l’ananas, glace coco, il se laisse savourer non sans un certain plaisir ! Avec trois formules à 12, 16 et 29 € (menu gourmet), le rapport qualité prix, reste, malgré tout, assez honorable et mérite d’être éprouvé.

Le Bistrot Gourmand
10, rue du Docteur P.Gazagnaire – 06 400 Cannes – Tel : 04 93 68 72 02

Le Parcours - 06 950 Falicon







Délicieux et magique

Il ne vous suffit que de quelques 15 à 20 minutes pour accéder, via Cimiez, au petit village de Falicon, et de quelques secondes pour vous garer sur le parking situé juste à l’entrée de cet univers « hors du temps »… Le silence, rien que le silence, et un air pur que l’on a presque oublié tant il est vrai qu’en « bas », à Nice, c’est l’autre bout du monde ! L’accueil est délicieux, sans être ostentatoire, et vous vous retrouvez là assis à votre table face à un panorama superbe, si ce n’est féerique ! L’atmosphère est zen à souhait, ni trop, ni trop peu, dans les tons marrons et gris clairs. Une petite verrine nous est proposée pour patienter et passer commande, en fait un succulent petit bavarois d’asperge, crème de tomates piments roquette et crevette rose à cheval. Séduisant, certes, mais n’aurait-il pas été judicieux de faire l’inverse ? Le mérite eut été que le bavarois d’asperge fusse un peu moins « perdu » dans sa crème de tomate. Mais cela est affaire de goût, essentiellement ! En entrée nous optons pour une crème flambée de foie gras sur un chutney pêche-abricot qui laisse « rêveur », tant il est vrai que l’on est pas vraiment habitué à le voir « abordé » de la sorte mais qu’il n’y a rien à en redire sauf que c’est savoureux et délicat en bouche très apparenté, en consistance, à une crème brûlée dessert. La queue de homard rôtie, tartare de pinces au citron « sphérifiquée » et gingembre confit, carpaccio de tomates au shiso, rien que pour le plaisir des yeux et du palais, vous laisse une sensation inoubliable. La Saint-Jacques, quant à elle, simplement rôtie sur un naturel croquant d’artichauts violets et champignons agrémenté de truffes blanches émincées, pistou de riquette, « explose littéralement en bouche » ! Mais comme il ne faut pas s’arrêter en si bon « parcours », l’agneau rosé et tranché, petits cèpes et girolles en verrine, pommes dauphines et figues rôties, salade d’herbe fraîches, vous séduira à coup sur, tout comme le filet de bœuf « bleu à cœur », servi avec son petit travers de porc, sa mousse de champignons, sa mini courgette, son aubergine grillée, son artichaut barigoule et son « écume » de pomme de terres aux truffes en verrine. Humm, j’en ai encore, aujourd’hui, des frissons dans la nuque ! L’assiette du fromager, rien que pour la gourmandise, avec un chèvre fermier aux truffes et ceccina de Léon mariné à l’huile d’olive, cressonnette aux cèpes de vinaigre d’échalotes, c’est le calme ( relatif) qui « précède » la « tempête » des douceurs… La verrine de framboise au jasmin, crumble pistache, velouté de chocolat blanc, onctueux à souhait, ravive des souvenirs d’enfance et fait, immanquablement, penser au tube de lait Nestlé que nous sirotions en classe. Il vous faudra, cependant, casser, pour ce faire, le croquant de chocolat blanc en haut de la verrine ! Inventif et astucieux ! Le soufflé chocolat minute et glace à la figue ne déçoit pas et, bien au contraire, vous rendrait (presque) « accro » ! La sélection de glace maison, fruits de la passion, ananas et lychee est sans faille.
Gageons que vous suivrez notre « parcours » culinaire jusqu’à ce jeune chef prometteur qu’est Frédéric Gallond, le nouveau maître des lieux.
Menu dégustation à 70 € + carte

Le Parcours - Live restaurant - 1, Place Marcel Eusebi - 06 950 Falicon - Tel : 04 93 84 94 57

dimanche 22 novembre 2009

Restaurant La Forge - 06 600 Antibes



Paradoxe et tradition

Une déco rustique, des pierres apparentes, des nappes blanches, quoi de plus banal en somme ! C’est ainsi que nous avons été amenés à vérifier la rumeur. Jeff, un ancien directeur du Feu Follet à Mougins, et son associée Barbara, dirige non sans talent cette auberge du vieil Antibes qui fait dans le traditionnel. L’amour de caille et sa farce au foie gras est assez légère, mais un peu « transie » de froid ! Le foie gras poêlé est cuit comme il se doit ni trop ni top peu, et n’a pas à subir de critiques majeures. Quant au mi-cuit il est parfaitement honorable avec son délicieux et surprenant chutney de poire. La sole meunière ne fait certes pas 400 grs comme annoncé mais elle demeure, malgré tout, irréprochable, avec ses haricots plats, brocolis et autres pommes rattes. Le filet de bœuf est Rossini, bleu à cœur avec son foie gras et ses légumes du jour, mais la tranche de pain de mie grillée n’offrait véritablement aucun intérêt ! Le quasi de veau que nous attendions généreux et authentique, s’est révélé assez décevant ! Seul un émincé de quasi de veau, à peine rosé, et à l’évidence réchauffé, recouvert d’une sauce crème, nous a été amené en ses lieu et place. Ni catastrophique ni succulent ! Par contre, le Corton Clos du roi – Grand Cru – Remoissenet 2001 était, quant à lui, sans reproche. Et puis, les profiteroles se sont laissées manger sans réelle « conviction », tout comme le millefeuille aux trois chocolat qui aurait été fait fort correct mais dont le granité à la menthe (plus eau que menthe, d’ailleurs) n’offrait pas de grande originalité. Le tiramisu s’est, a contrario, révélé assez goûteux et onctueux sans, toutefois, atteindre des sommets.

Restaurant La forge
10, rue Aubernon – 06 600 Antibes – Tel : 04 93 67 17 16

Restaurant La Cave - 06 400 Cannes







Bistrot-Chic

Cette « cave » là demeure depuis des années une véritable « ambassade » de la gastronomie sur Cannes avec son style bistrot-chic, ses grandes ardoises sur (presque) tous les murs avisant des plats et autres crus suggérés du jour. Nous rentrerons, sur le conseil de notre hôte, dans le « vif du sujet » avec une assiette (pour trois) représentative des talents culinaires du chef et grande spécialité de la maison. Beignets de fleur de courgette, hareng pomme à l’huile, sardine farcie à la brousse et à la menthe, farcis Mamie Jeanne, émincé d’artichauts à l’anchoïade, aubergine aux trois façons, terrine de foie de volaille et sa compotée d’oignons et un gâteau de tomate à la tapenade. Séduisant, certes, mais l’on aurait aimé avec moins de poivrons et d’oignons ! La demi Château Malescasse, judicieusement conseillée, se « marie » parfaitement avec les mets que nous dégustons. L’entrecôte choisie est une Angus poêlée bleue et extra, « associée » à une purée maison à la moutarde ancienne, à notre avis pas vraiment « convaincante », mais aussi à un gratin dauphinois très honnête et finalement à un flan de courgettes. Le duo de rognons et ris de veau, quant à lui, est idéalement « combiné » tant dans la cuisson (rosée) que dans la sauce crémeuse mais légère qui le nappe. Le serveur nous engage ensuite sue les desserts du jour histoire, peut-être, de « tester » notre capacité de résistance. Le tiramisu est hyper onctueux et flatte généreusement notre palais, seules les framboises sont inexplicablement « gelées », c’est bien dommage ! L’omelette aux pommes servie tiéde surprend, certes, mais ne déçoit nullement. La crème brulée, par contre, aurait mérité un peu plus de … générosité. Une maison qui propose du Cognac Louis XIII ne peut qu’être estimée et recommandée. Un engagement que nous respecterons.

Restaurant La Cave
9, Bd de la République – 06 400 Cannes – Tel : 04 93 99 79 87

Le Figuier de Saint-Esprit - 06 600 Antibes




Ravissement et séduction

Perché sur les remparts d’Antibes, ce haut lieu de la gastronomie Azuréenne n’usurpe incontestablement pas à la renommée de son chef, Christian Morisset, un personnage haut en couleur, reconnaissable entre tous par ses moustaches et son sens inné de l’art culinaire. Aujourd’hui, nous sommes invités à nous asseoir là, sous la véranda du patio, à l’ombre du figuier. Face à nous, une table impeccablement dressée. Assiettes en forme d’éventail ou d’oursin, orchidée en soie et couverts en argent, titillent nos papilles. Et, lorsque commence la farandole des plats, c’est un ravissement pour les yeux. Le foie gras de canard maison est idéalement préparé et servi avec sa purée de coing, et sa gelée au raisin. La noix de Saint-Jacques sur julienne d’endive est parfaite ! Quant à la poitrine de pigeonneau fermier émincée et rosée, et sa cuisse confite, c’est une découverte dont on ne se « lasse pas ». Vient le pavé de contre-filet Simenthal bleu rôti et tranché, et ses cannellonis d’aubergine. Servi à part, des ravioles de cèpes au jus de viande et leurs champignons noirs (une « mode » en ce moment), goûteux, certes, mais un peu trop « asiatique » à mon goût ! Le foie gras poêlé de canard des Landes est moelleux, fort juste en cuisson et irréprochable avec son millefeuille de betterave, céleri et pomme fruit « arrosé » d’une réduction de porto. Le filet de Saint-Pierre sur risotto aux trompettes de la mort est si subtilement élaboré qu’il n’est point besoin d’en faire l’éloge ! Le service est assez bien réglé mais manque parfois de professionnalisme ou d’attention, c’est selon. Seul le sommelier nous est apparu réellement compétent. Un pré-dessert, histoire de « préparer » le palais, nous est proposé, en fait une mini crème brûlé à la lavande. Le moelleux au chocolat-guanaja chaud est (quasi) divin avec son ananas confit et rôti à la badiane et son parfait au fruit de la passion, il friserait (presque) l’excellence. La pomme et le coing rôtie au four en robe de Cydon est hyper engageante escortée de son croustillant de coing à la vanille, de sa gelée et de sa glace au caramel beurre salé. Quant au duo de poire en cannelloni sur sa feuillantine chocolatée au sorbet cassis, émincé caramélisé sur sa crème au réglisse et sa gaufre légère, certes, sapide, il ne nous a pas autant séduit que ses deux prédécesseurs. On en deviendrait presque capricieux !
Fermé le mardi, le lundi et le mercredi au déjeuner.

Le Figuier de Saint-Esprit
14, rue Saint-Esprit – 06 600 Antibes – Tel : 04 93 34 50 12

Bistingo - 06 400 Cannes




Astucieux et raisonnable

Un petit troquet, face à la gare de Cannes, tout récemment redécoré, murs « cirés » dans les tons or, cadres dorés et portraits noirs et blanc, banquettes couleur or, lustres et appliques en « cristal ». Une ambiance insolite pour une brasserie qui a connu son heure de gloire dans le milieu des années 50 ! Les formules proposées par le maître du lieu, Patrick Chos, un ancien cadre dirigeant du groupe Barrière, et actuel directeur du Casino de Grasse, sont astucieuses, notamment celle aux 3 fromages ou charcuterie piémontaise (12€). A l’ardoise du jour, un poulet basquaise et son gratin dauphinois fort honnête, un cœur d’entrecôte épais et bleu (environ 300 grs), une escalope milanaise généreuse et moelleuse avec ses spaghettis bolognaise, et puis, pour terminer, un fondant au chocolat chaud, une tarte aux pommes et un nougat glacé, certes pas exceptionnels, mais qui se laissaient avaler sans trop de difficulté ! Un seul conseil, écartez les « touches » de chantilly (en bombe) dispatchées un peu partout dans l’assiette, sans aucun intérêt gustatif !

Bistingo bistro – 5, place de la Gare – 06 400 Cannes – Tel 04 93 99 66 98

La boussole carrée - 06 400 Cannes


Le ramage correspond au plumage

Cette nouvelle petite brasserie en étonnera plus d’un, tant il est vrai que son patron, avenant et consciencieux, aime à vous satisfaire. Cela se ressent d’entrée de jeu ! Déjà la déco, avec son parquet à l’ancienne, ses chaises bistrot « revisitées », son vieux zinc et ses murs dans les tons gris et rouille, invite à passer un doux instant de dégustation ! C’est sans la moindre hésitation que nous optons, sur recommandation de notre hôte, pour un carpaccio de noix de Saint-Jacques. Servi avec un excellent mesclun, un filet de citron et un soupçon de paprika, il suffit pleinement à notre bonheur. La pizza Reine, quant à elle, est très réussie. Pâte fine, bien blanche, elle est craquante et moelleuse en bouche. Surprenant pour un établissement non « spécialisé ». Le risotto aux noix de Saint-Jacques, et champignons noirs, est « attachant ». Mi-soupe de poisson, mi-risotto, il « déconcerte » mais emporte cependant l’enthousiasme ! L’escalope de veau milanaise est panée comme on les aime, ni trop ni trop peu, rosée à cœur, bien épaisse avec son gratin dauphinois (c’est curieux qu’en ce moment il se « généralise » !). La souris d’agneau confite, à l’ardoise du jour, comble amplement notre assiette et demeurera irréprochable avec sa délicieuse sauce aux pruneaux. Avec un verre de vin de Province Bio (sans sulfites) au lait c’est plus qu’honorable. La tarte aux pommes est servie tiède avec son « éternelle » boule de glace vanille. C’est un classique du genre dont on ne se lasse, fort heureusement, pas. La crème brulée est goûteuse, mais un peu « juste » ! On aurait souhaité un tout petit peu plus de générosité !

La Boussole Carrée - 3, rue Lafontaine - 06 400 Cannes - Tel : 04 93 39 98 56

samedi 21 novembre 2009

Le crystal d'or - 06 510 Carros


Peu d’ombre à l’ardoise

Ce petit coin de campagne en pleine zone industrielle a de quoi surprendre avec son gazon, ses bancs pique-nique, ses parasols et ses sets de tables à carreaux rouge et blanc.
Le service est si alerte que l’on vous amène, en un temps record, une pizza Reine pour trois de manière à « patienter ». Fine et légère, elle se laisse déguster sans la moindre appréhension. Viennent ensuite les deux entrecôtes (environ 250 gr chacune), commandées à peine quelques minutes auparavant, bleues et chaudes (pas si évident pour certains chefs ou considérés comme tels), l’une avec sa sauce crème aux cèpes accompagnée de sa cocotte de girolles fraîches (certes un peu tièdes !), l’autre avec sa sauce poivrade, le tout escorté de frites maison copieusement servies et dorées. Le tartare (environs 200gr), quant à lui, est fort justement assaisonné, ni trop, ni trop peu, la moutarde n’« envahit » pas la bouche ! C’est bon signe ! La « palme » reviendra, pour ce qui nous concerne, au dessert avec, tout d’abord ses « saisissantes » terrines de tiramisu maison, crème mi-tendre mi-épaisse, biscuit au café (presque) trop généreusement proposées, mais auxquelles l’on ne peut, incontestablement, résister. La première cuillérée vous engage irrésistiblement vers une succession d’autre sans qu’il ne vous soit vraiment possible de cesser la douce fascination ! Le café est « gourmand » avec sa mini crème chocolat au café, et son congolais tiède. Seule (très légère) ombre à l’ardoise, les deux coupes de Champagne offertes au début du repas, pas vraiment dignes de la région qu’elles sont sensées représenter ! Du Crémant, peut-être bien ! Du Champagne, certainement pas !
Cocktails d’entreprise, réceptions, mariages, anniversaires, service traiteur, chef à domicile.

Le Crystal d’Or - ZAC de la Grave - 1er avenue, 7ème rue - 06 510 Carros cedex
Tel : 04 93 08 19 23 – www.lecrystaldor.com


New Monaco - 06 400 Cannes




Plus qu’honorable
Cette « petite institution » connue des Cannois, mais pas seulement, se doit d’être « découverte » d’autant que, dorénavant, sachez-le, elle fonctionne le soir. C’est ainsi que vous vous retrouverez attablés au fond de cette petite salle rustique dans le style des « routiers » de l’époque avec son lot de nappes à carreau, de chaises en chêne et sa vitrine réfrigérée « spéciale » pâtisseries et desserts maison… L’accueil est affable, l’ambiance bon enfant mais, nous, ce qui nous intéressait, c’était l’assiette ! Dès le 1er plat, une aubergine Parmiggiana au jambon cru, c’est un saisissement gustatif. Parfumée à cœur et moelleuse elle emporte largement notre adhésion. Le foie gras est de qualité, certes, mais « en bloc » et pas vraiment mi-cuit. La terrine de gibier au Gigondas est quant à elle suffisamment savoureuse, pour nous pousser à poursuivre l’aventure avec un filet de bœuf « extra » et son délicieux gratin dauphinois crémeux et onctueux comme on les aime. Le tartare de bœuf est parfaitement assaisonné, pas trop relevé et, avec un petit Côte du Rhône Gigondas Haute Buissière 2004, ça passe tout seul ! Le foie de veau est bien préparé mais un peu « fin » servi avec ses frites maison et son gratin, il demeure, cependant, plus qu’honorable. Le « moment de vérité » ce sera pour le dessert avec une « simple » pomme au four servie tiède mais qui aurait mérité soit une crème anglaise soit une crème d’amande pour lui « cajoler les flancs » et relever l’arôme. Le fondant au chocolat est goûteux avec son coulis de fruit rouge et sa chantilly. La tarte au citron a, certes, une bonne saveur de citron mais elle ne nous a pas, comment oserais-je dire, fait « chavirer » les papilles ! Petite note d’originalité, le café est accompagné de petits Magnums glacés Moments. Inattendu et insolite !

New Monaco – chez Philippe et Délia
15, rue du 24 Août – 06 400 Cannes – Tel : 04 93 38 37 76
www.new-monaco.com

Le pistou - 06 400 Cannes


Déconcertant

Voilà le genre d’établissement que l’on préférerait « oublier » tant il est vrai que rien ne va plus ! La déco est « banale à pleurer », style hôtel ** prétendument modernisé ! Seul le spectacle des homards dans l’aquarium met une note de gaité dans une ambiance quelque peu empesée ! La patronne est totalement « absente » ! Elle se contente de noter votre commande sans le moindre état d’âme. Mais le pire est à venir avec une cuisine basée sur des produits à l’évidence issus d’une grande enseigne à laquelle trop d’établissements ont, à notre humble avis, un peu trop recours. Le foie gras de canard est fade, sans le moindre intérêt. Le filet de loup est sec et son beurre blanc totalement loupé ! Impardonnable pour un chef digne de ce nom ! Pas plus d’espoir avec le Saint-Pierre « sauce vanille de Madagascar » insipide comme on le déteste ! Le panaché de poissons grillés, turbot, bar, saumon, une noix de Saint-Jacques et crevette ne rattrapera rien au passage. Il n’a pas même l’honnêteté d’ « exister » avec des produits frais et de qualité. Le service est désespérant de banalité. Pour les desserts, un conseil, abstenez-vous ! Et puis d’ailleurs, abstenez-vous tout simplement d’y aller ! Ce sera beaucoup plus sage et vous évitera l’un de ces maux de tête d’anthologie dû tout bonnement au petit verre de rosé « conseillé » par la patronne !

Le Pistou - 53, rue Félix Faure - 06 400 Cannes – Tel : 04 93 39 20 88

Au petit Gari - 06 300 Nice


Passion et Séduction

La renommée de ce petit bistrot, situé là sous les arcades de la place du célèbre général, ne doit rien au légendaire acteur Américain Gary Cooper ! Il n’est que de s’installer face à la fontaine, et de déguster le duo de pâté de campagne et rillettes maison ou l’os à moelle, pour comprendre qu’ici on prend les choses très au sérieux. Les filets de turbot meunières sont délectables à souhait ; la sauce légèrement sucrée, avec ses tomates cerises, est onctueuse et « révèle » véritablement la saveur du poisson. La purée d’accompagnement est, incontestablement, maison avec cette pointe d’authenticité que l’on reconnait dès le 1er coup de fourchette. L’entrecôte, fait insolite, a été marinée dans du vin rouge et, juste avant d’être passée au four, recouverte d’une couche de tapenade, sans toutefois l’empêcher d’être saisie et bleue à cœur ; avec ses pommes poêlées, c’est, certes, un peu roboratif mais on oublie assez vite ce détail, tant l’association est judicieuse. La souris d’agneau confite, quant à elle, avec ses haricots verts extra-fins, ses oignons cuits juste saisis, fond littéralement en bouche…Un régal ! Un verre de « Fruit Défendu » (vin rouge du Languedoc) agrémentera le tout sans toutefois le dénaturer. L’« épilogue » se fera avec deux profiteroles maison, chocolat (très) chaud (les meilleurs de la Côte), une succulente pana cotta, saveur amande sur lit de figues, mais également une crème catalane au carambar, épaisse, et doucereuse, légèrement caramélisée, à se lécher les quatre doigts et le pouce…
L’accueil est (plus qu’) affable, juste comme il se doit, et méridional jusqu’au bout des ongles ! Un conseil, réservez (bien) à l’avance !

Au Petit Gari - 2, place Garibaldi - 06 300 Nice - Tel : 04 93 26 89 09

L'Alto - 06 300 Nice




Généreux et goûteux

Une découverte que nous ne regretterons pas de sitôt et qui, mieux encore, nous a enthousiasmé par la justesse de l’accueil de Monsieur Bonventre (un nom prédestiné), le maître des lieux, mais également et surtout, oserais-je dire, par une cuisine « envoutante » de simplicité. Ici, le rouge et le gris « règnent » indiscutablement ; la petite banquette, au fond à gauche, suffira donc à notre bonheur. Mais, le spectacle est dans l’assiette surtout si vous choisissez l’une des deux formules du midi avec deux ou trois tapas + dessert (à 12 et 16 €). Tapas un mot qui signifierait presque amuses-bouches dans certaines enseignes de la Côte mais pas à l’Alto. Là, ce sont des tapas Italiens ! Généreux et très « roboratifs », croyez-moi ! Le pain est excellent même s’il est issu de la boulangerie voisine. On vous amène trois plats (la formule choisie), au demeurant, fort copieux. Une friture d’aile de poulet à la sauce barbecue tendre à souhait. Un carpaccio de Brésaola aux copeaux de parmesan, ainsi qu’un œuf cocotte à la crème et à la compote de truffe blanche. C’est déjà la révélation ! Mais quant vous voyez arriver ces raviolis farcis à la viande de bœuf accompagnés de cette sauce aux asperges fraîches, ces fagots d’aubergines façon Parmigliana ou ces brochettes de bœuf Argentin à la plancha, c’est un ravissement ! Le ramequin de polenta au gorgonzola est, certes, à déguster avec parcimonie d’autant qu’il vous rappelle ces délicieux plats des montagnes. Un assortiment de fromages Italiens nous est amené avec deux fourchettes et une verrine de miel aux truffes. C’est goûteux, surprenant, et délicieux à la fois. Les douceurs, quant à elle, n’ont rien à leur envier, et ce n’est pas ce tiramisu en verrine, cette mousse au Nutella ou cette pana cotta au caramel qui me démentiront.
Fermé dimanche et lundi

L’Alto – 21, rue Barla – 06 300 Nice – tel 09 52 11 58 18

lundi 16 novembre 2009

Cave Croisette - 06 400 Cannes





On friserait l’excellence

Etre perché sur une chaise-haute (rien à voir avec les bébés) avec vue sur une caisse de Clos des Mouches Joseph Drouhin 2006, c’est déjà une excellente entrée en matière, pouvoir porter son regard tout autour de soi et voir « décliner » toute une série de crus, grands ou 1ier, sachant qu’ici le savoir-faire prédominerait sur le faire-savoir, c’est une faveur, mais déguster les mets préparés par le maître des lieux, en personne, c’est un privilège dont on ne saurait se lasser ! Le service se fait prestement, sans fioritures, mais avec efficacité. Le foie gras de canard du Sud-Ouest entier, mi-cuit, maison est goûteux et « sensuel », légèrement salé et poivré il emporte votre agrément dès le 1ier coup de fourchette. Le jambon Ibérico Pata Négra M. Diaz est « souple » et sapide avec ses « gros » câpres, servi on ne peut plus généreusement sur pierre il emplit la bouche de ses effluves de noisettes. Le tartare de bœuf (au couteau) qui suit frise la perfection, ni trop assaisonné ni trop épicé, avec ses pommes rattes rôties et son mesclun. Les brochettes de Saint-Jacques, gambas et saumon comblent les plus exigeants. Quant aux raviolis aux cèpes (Maison Perrin) ils ne permettent aucun reproches sauf, peut-être, un (léger) excès de crème, et encore ! Caroline Toselli, la sommelière, nous conseillait judicieusement en accord mets-vins, au verre, un Cyprès de Climens - appellation Sauternes Barsac - 2006, un Château Belgrave - Haut Médoc - cru classé - 2003, et enfin un Mercurey- AOC- François Raquillet - Vieilles Vignes - 2007. Le temps des douceurs étant advenu nous avons opté pour des pruneaux à l’Armagnac, glace vanille (servis en bocal de verre), une gaufre craquante et moelleuse, sauce chocolat (parfaite) et glace vanille, ainsi qu’un moelleux au chocolat, glace vanille. Indéniablement, nous avons été « scotchés » par un service affable et une compétence qui confine quasiment à l’excellence.
Service yachts et villas – cours de dégustation – dégustation privée

Cave Croisette Bistrot – Bar à Vins
151, rue d’Antibes – 06 400 Cannes – Tel : 04 92 59 14 22

Brasserie Flo - 06 000 Nice


Représentation culinaire

On croirait bientôt entendre les trois coups, comme au théâtre, tant il est vrai que c’était bien là l’ancienne vocation de cet espace dédié à la gastronomie !
En effet, avant le Bistrot Romain, le chef Maximin y avait « œuvré » sur scène et « donnait » une « représentation » aux convives médusés par autant d’audace culinaire.
Aujourd’hui, dans ce décor de marbre rose, banquettes et sièges « bistrots » pourpres, plafond à caissons, des serveurs en tenue noire et tablier blanc s’affairent pour vous apporter mets et vins, ceux que vous leur avez commandés.
Au programme du jour, des rillettes de saumon en terrine, crème à l’aneth, savoureuses et onctueuses, puis un foie gras de canard mi-cuit d’honorable facture, avec son chutney de pomme et rhubarbe aux clous de girofle, tandoori et vinaigre de xérès, surprenant, certes, mais pas désagréable ! Les filets de canette qui suivaient, selon un service bien « huilé » et donc rapide, malgré les hésitations d’un serveur fraîchement engagé, étaient bleus à cœur et accompagnés de leurs grosses frites de polenta (triangulaire hyper-réussie) et d’une sauce au miel délectable comme on les aime. Le tartare de bœuf, quant à lui, demeure quelque peu insipide, par contre les frites sont « tendres » et dorées à point.
Le moment tant attendu des douceurs ne devait pas nous décevoir notamment avec sa trilogie de crème brûlées au café, à la pistache et à la vanille (notre préférence ira à celle au café), petit financier tiède, mais également le moelleux au chocolat, cœur mi-fondant mais chaud, et sa glace à la vanille Bourbon.
Un bel instant de dégustation que cette enseigne vous « offre » en exclusivité sur toute la région.

Brasserie Flo – 4, rue Sacha Guitry – 06 000 Nice -Tel : 04 93 13 38 38

Don Camillo Créations - 06 300 Nice



Authentique et délectable

Ce n’est certes pas l’acteur Fernandel qui vous aurait déconseillé cette espace « moderniste » aux sièges parme, aux murs taupe, avec exposition de tableaux du moment B.G. Une verrine d’orchidée agrémente la table tout de blanc « revêtue ». Les assiettes signées
Villeroy & Boch et les verres violets sont d’un bel effet. Mais, à partir de là, les choses « studieuses » commencent avec, en amuse-bouche, une tranchette de pied de cochon, cèpes et polenta goûteuse et parfumée. La terrine de foie gras qui suit, poêlée au vin de Maury, sel noir, chutney de fruits secs (génial !) et pains maïs vallait bien de « passer » sur les quelques bruits d’altercations émanant des cuisines ! Il manque, de toute évidence, un fond musical ! Quant au vol-au-vent de pain aux cèpes, ris de veau, crête de coq sot-l’y-laisse, purée et air à la chlorophylle c’est une véritable révélation ! Très subtil en bouche ! Et puis, c’est la seconde « salve » culinaire (le service est prompt) avec une poitrine de pigeon fumée minute, servie sur pierre et sous verrine, tatin de potiron confit et pressée d’abats au foie gras. Authentique et délectable ! La bavette de bœuf charolais cuit à basse température aux aromates a de quoi interpeller tant il est vrai que sa présentation déconcerte quelque peu ! On envisagerait plutôt un pavé de bœuf et non une « reconstitution » incluant des échalotes ! Le gratin dauphinois, mode 2009, servi dans un os sans moelle se marie idéalement à la bavette. Le poisson du jour, un Saint-Pierre, est grillé à l’unilatérale, légumes du moment, rouille de pomme de terre, chutney de sardine et petit « jus de bouillabaisse » servi en verrine avec sa paille. Original et insolite ! Les desserts commandés au début du repas réservent quelques bonnes surprises, mais manqueraient un peu de consistance, notamment le cheese-cake, figues crues et cuites, gelée d’amande et glace « petit suisse » qui n’est pas franchement « bouleversant » ! Le moelleux de châtaigne, glace en potiron et tuile à la noisette ne nous a pas non plus « scotché » ! Trop « absent », et quelque peu insipide ! Fort heureusement, la variation autour des 3 chocolats, croquant de chocolat noir et orange confite, capuccino de chocolat au lait et fèves tonka, glace au galak, chocolat blanc, et tuile légèrement salée, aurait pu relever le niveau des douceurs mais, et il y a un mais, il manquait d’âme ! Le café est, certes, de chez Malongo mais, cependant, « efficace ». Souhaitons que notre « message » soit « écouté » !
Menu-carte du jour à 42 €, menu retour du marché à 24 €.

Don Camillo créations – restaurant contemporain – 5, rue des Ponchettes -06 300 Nice
Tel : 04 93 85 67 95
www.doncamillo-creations.fr