mardi 18 décembre 2012

Giulio Rebellato - 75 116 Paris



Je ne vous dit pas ….

Y'a rien à faire, notre Rebellato préféré, tout comme Carla, ce sera celui décoré par Jacques Garcia, celui de Giulio, avec son côté un poil désuet, un poil kitch, vieux rose passé à outrance, gravures XIXe, et nappes saumonées et surannées ! De quoi en déboussoler certains et en séduire bien d'autres ! Et dire que ça marche depuis 1985 ! Mais, aujourd'hui, je ne sais pas (vraiment) pourquoi, nous prendrons notre temps, le temps d'apprécier l'instant qui s'éternisera jusqu'à 15h passées. L'assiette de Parme finement tranchée, les calamari al salto, leur sauce tartare, les spaghetti alla carbonara, ou les taglialini aux girolles, ne seront que quelques uns des multiples aspects, un piccolino « échantillon » des dons d'un chef discret à souhait, José Marquez, si discret qu'il en oubliera de me communiquer les recettes souhaitées, notamment, les langoustines Portofino o fritti. Je ne vous dis pas côté dolci, le tiramisù velouté et onctueux au possible, et la panna cotta aux fruits rouges, feront œuvre de magnanimité et de sensibilité, un critère devenu une coutume chez Rebellato que nul ne pourra lui contester !

Giulio Rebellato
136, Rue de la Pompe
75 116 Paris
Tel : 01 47 27 50 26
Note : 14/20

lundi 17 décembre 2012

Au Petit Riche - 75 009 Paris



 De quoi sombrer sous influence

« Bien le bonjour Monsieur Ferière », un passage furtif chez le sus dit nommé directeur du lieu nous rappellera (bien que nous ne l'ayons pas franchement oublié !) que cette table, que dis-je, cette institution, saura jouer de ses charmes. Sera-ce l'historique, l'atmosphère des salons « privés », l'ambiance très (milieu du) XIXe, toujours est-il que nous nous retrouverons dans la salle du fond, la « Waterloo » (dixit le serveur), celle des appétits « vaincus », en une table « alcôve » de velours pourpre assuré, et son service un poil « expédié ». Une coupe d'Ayala, une assiette de rosette, et nous voici inspirés pour la « grande aventure » du Petit Riche ! Six spéciale Gillardeau n°2, fraîcheur exemplaire, une terrine de bœuf aux pistaches, et un pâté en croûte au foie gras, et trompettes de la mort, de quoi activer des papilles somnolentes. 
La sole belle meunière, pommes à l'Anglaise, le turbotin sauvage grillé entier, sa sauce Hollandaise, ses épinards frais en poêlon, et l'épaule d'agneau confite, ses mojettes (malheureusement pas cuites à l'eau de pluie !) camperont la vocation du lieu, vous séduire, et offrir un instant de « délire » à vos sens assoupis. Sur un air de Bourvil, le plateau de fromages affinés de Thierry Avisse, époisse, fourme d'Ambert, comté et chèvre demi-sec, engagera à une très raisonnable appréciation juste le temps pour nous de plonger dans l'univers des desserts, pas le baba au Rhum malheureusement en « cours de finition », mais une tarte aux poires et brindilles de romarin, façon Tatin, extrêmement convaincante, généreuse on ne peux mieux, une crème brûlée à la vanille Bourbon, un truffé chocolat-noisette, et un miroir vanille-caramel, de quoi sombrer sous influence !
Menus et formules : déjeuner 22,80 et 29,20 €. Dîner Rossini 35,50 €. Menu enfant 13,80 €. Fruits de mer de 7,60 à 27 €. Dégustation d'huitres de 27,40 à 37,60 €. Entrées de 8 à 19,30 €. Poissons de 18,50 à 35 €. Viandes de 16,80 à 32 €, Fromages affinés par Thierry Avisse 10,20 €. Desserts
8,70 €. Demandez le programme : Soirée théâtre + votre dîner à partir de 65 €.
Ouvert tout les jours Déjeuner – Dîner – Souper

Au Petit Riche
25, rue Le Peletier
75 009 Paris
Tél. : 01 47 70 68 68
Note : 13/20


dimanche 16 décembre 2012

Rossi & Co - 75 002 Paris



Son « langage » ? Le cœur !

Un temps à ne pas mettre un chroniqueur dehors, trois parapluies, et un peu plus d'une demie-heure pour trouver une place, à part ça tout ira pour le mieux mais dans le meilleur des restaurants Transalpin ! Côté déco, rien n'aura changé, et Marco de nous accueillir (presque) sur le pas de la porte. Tablier vert, tee-shirt, et mèche en « rond-point », l'accent toujours en avant-garde, ce chef là nous impressionnera toujours, et encore plus par sa simplicité ! « Ma que » … non pas lui ! Lui, il saura ne pas se « caricaturer » ! Son « langage » ? Le cœur ! Ses pommo doro, spéciales Rossi, sel noir d'Hawaï, jusqu'au « craquement » en bouche, laisseront perplexe ! Mais après, Ouaaaah !!! Les Saint-Jacques snackées, réduction de betterave, chutney de poivron, et myrte, jeunes pousses, friseront le subliminal ! Sa crème de topinambour, giroles, noix et truffe noire d'Automne versera dans le délire d'un chef totalement « habité » par son art ! Son poulpe de roche, céleri, concombre, yuzu, et perles de tomates bicolores, en ligne d'accueil, révélera toutes les saveurs d'un monde (culinaire) oublié ! Son risotto Arborio aux cèpes, réduction de jus de veau (servie en théière), sésame noir, « respirera » la fraîcheur des bois. Riz mi-croquant, mi-moelleux, et saveurs exacerbées. Son thon rouge juste snacké, rosé, colvert fumé, fenouil à la cannelle, haricots verts, pignon de pin, pousses de betterave, boutargue de thon « Carloforte » et coulis tiède de moutarde de violette, s'inscrira dans le délire gentiment, et subtilement, maitrisé. L'alliance osée entre thon rouge et colvert fera des merveilles. Son carré d'agneau en croûte de moutarde réglisse, poêlée de girolles, rosé à cœur, fondant, et pas révoltant, sa « ligne » de tomate séchée, versera dans la promesse d'addiction ! La sublimation du côté sucré prendra toute sa mesure avec une ricotta di Bufala, poire canice, biscuit noisette, perle de lime, et jus de la passion, encore une « illumination » de Marco qui révélera des dons inépuisables.
La carte : Entrées de 12 à 18 €. Plats de 20 à 26 €. Suggestion du jour 18 € (hors boissons). Menu gourmand 24 € (hors boissons).

Rossi & Co
10, rue Mandar
75002 Paris
Réservation au 09 54 96 00 38
Note : 15/20


La Compagnie de Bretagne - 75 006 Paris



Du Wagner sauce Bretonne !

La « légende » propagerait qu'en ce lieu, et plus précisément dans les caves datant du XIIIe siècle, les « révolutionnaires » avaient été si « inspirés » qu'ils y auraient lancés leur fameuse devise : « Liberté, Égalité, Fraternité » … Le couvent des Cordeliers, l'une des plus anciennes implantations monastiques du Paris Médiéval, voyait Georges Jacques Danton y fonder, dans la chapelle, le fameux club éponyme ! La colère d'un peuple « manipulé », des « meneurs » disséminés dans le quartier, et puis, le verbe « haut et ordurier » incantatoire de l'horreur et les références sanguinaires du boucher Louis Legendre, feront le reste ! De l'édifice d'origine, seul le réfectoire aujourd'hui (restauré) s'imposera durant plus de deux siècles ! Depuis Juillet 2011, Stéphane, le « rejeton » de Pierre-Yves Rochon, l'architecte d'intérieur, connu et reconnu pour ses « superbes » réalisations, les suites du Georges V, le bar du Bristol, le Shangri-La, et les ateliers de Joël Robuchon, en Breton d'origine qui se respecte, aura décidé de donner à « sa » région une véritable « ambassade culinaire », une vraie, très éloignée des stéréotypes habituels ! Sur quatre niveaux, des fameuses caves où l'on aura eu l'idée d'exposer quelques 19 crus de cidres presque méconnus (issus de petits producteurs sélectionnés par Stéphane lui-même) au rez-de-chaussée et ses cuisines « révélées », du premier niveau, ses coins « salons » individualisés, sa véranda, ses maquettes de voiliers, sa desserte chromée, au 4e, sa cuisine pour le « côté sucré de la force », la Bretagne s'imposera ! Sur un air de « Be and you » (Biniou en Breton), la carte d'automne élaborée par Frédéric Lafleur, le manager, et Olivier Auffray, le chef « élevé » au « lait » de la famille Rochon, prendra des allures festives, communicatives oserais-je même préciser, de quoi vous faire envisager tout autrement la Bretagne gustative ! Les six huîtres Prat-ar-Coum d'Alain Madec, la galette saucisse grillée (sur feu de bois) compotée d'oignons de Roscoff (AOC) en acidulée, et le boudin noir, chutney de figues, pommes flambées à la Fine Bretagne, formeront le « fer de lance » d'une offensive (hyper) bien orchestrée, du Wagner … sauce Bretonne ! Pour le demi-homard grillé au beurre salé citron, et poivre de Sri Lanka, petites pommes de terre à la ciboulette, le travers de porc braisé au miel de châtaignier, purée maison au beurre de baratte, et l'onglet de bœuf, jaune d'œuf infusé au Whisky Eddu, crème de potiron, champignons et pommes de terre rattes, ils nous laisseront pantois d'admiration, une mission menée de main de maître. Côté Ar « c'hrompouezh », les crêpes version « réduit » Breton, la caramel beurre salé de Guérande, la crème de Pralin de « grain de vanille », la pomme façon Tatin, crème double fouettée à la vanille de Madagascar, la poire Mont-Blanc « Compagnie de Bretagne », et glace miel-nougat, dévoileront un savoir-faire au-delà de l'imaginaire, du « grand Art » crêpier, et, surtout, pas un mot d'objection votre honneur !
Les galettes de 3,50 à 14 €. Les saisonnières de 11 à 14 €. Homard et huîtres de Bretagne de 18 à
32 €. Plats de 19,50 à 25,50 €. Les crêpes de 4,50 à 10 €. Pâtisseries 8 €. Cartes des cidres de 5 à
24 €.
Ouvert tout les jours.

La Compagnie de Bretagne
9, rue de l'École de Médecine
75 006 Paris
Réservation conseillée au 01 43 29 39 00
Note : 14/20

MezzoMezzo - 75 003 Paris



Un ch'ti rital

Quartier du Marais, la rue des Archives, et puis un « titounet » resto, un ch'ti « rital », un tantinet rustique, un poil Vénitien, dans les tons or, banquettes de velours et ardoises de partout, histoire de vous faire comprendre qu'ici on ne plaisantera pas avec la cuisine. Munzio et Fulhesu, les deux têtes pensantes, l'un en cuisine, et l'autre en salle, associeront les idées et les initiatives aussi bien que la bonne humeur ! Joviales ils seront, joviales ils demeureront ! Côté mets, le Parma mozzarella di Bufala et roquette, la pizza Régina, tomate, mozzarella, épaule, champignons, et parmesan, et l'antipasti Toscano, Jambon de Parme, mozzarella di Bufala, poivron, aubergine, et parmesan, dévoileront des charmes typiquement Transalpins, et surtout des produits d'une fraîcheur indéniable ! Le cocktail de pâtes fraîches, sauce tomate, basilic, huile d'olive, et le pavé de bœuf (filet), poêlée d'artichauts, et jambon de Parme, ne manqueront pas leur objectif, surprendre les gourmets attristés. Côté desserts, le tiramisù, le millefeuille, et la Pastiera Napolitana, s'efforceront de nous jeter un sort ! Seule la Pastiera y parviendra à ce point que nous requérons son clone.
Notre dégustation de vin aux verres : Orivietto Classico.
Formule midi à 12,50 €. Menu à 24 €. Bruschetta de 6,50 à 7,50 €. Entrées de 7,90 à 10,50 €. Les grandes assiettes de 12,50 à 14 €. Salades de 3,50 à 4,50 €. Entrées chaudes de 9,50 à 10 €. Pâtes de 7,50 à 13 €. Viandes de 14 à 17 €. Poissons de 15,80 à 19 €. Pizze de 9 à 12 €. Fromages de 4,50 à
6 €. Desserts de 5,30 à 6 €.
Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche, de 12h à 14h30 et de 19h à 23h30.

Ristorante MezzoMezzo
75, rue des Archives
75 003 Paris
Tél. : 01 42 74 26 22
Note : 12,5/20

vendredi 30 novembre 2012

La Place Royale - 75 004 Paris



Face à son destin !

Tourner tout autour de la place des Vosges à la recherche d'une place n'était pas vraiment dans nos plans ce jour-là. Peine perdu, pensais-je ! Une demi-heure plus tard, les arcades de la place seront à nous ! Un soupçon d'authenticité, un zeste d'originalité, et une rasade d'affabilité, de quoi nous plonger dans l'ambiance d'un lieu dédié à la restauration. Murs couleur brique, vieille desserte, sol carrelé de noir et blanc, et plafond en « briques » (presque à l'identique de celui des arcades), Arnaud, puis, dans un second temps, Frédéric, les deux associés, viendront nous saluer, une affabilité qu'ils partageront avec leurs employés. L'ardoise de foie gras mi-cuit, confiture d'olives, pain de campagne grillé, et la « pulpe » d'olives noires, engageront les « hostilités » précédant la tartelette de légumes, et le tartare de saumon. La « belle » entrecôte Charolaise en XXL sauce Béarnaise (pas maison, une aberration), sa purée de pommes de terre, ne manquera, certes, pas de prétention, mais plutôt d'une certaine expression ! Les penne à la crème de basilic, et tomates confites, constitueront l'essentiel d'un déjeuner tout en générosité, mais qui aurait mérité une sélection de produits un peu plus poussée !
Pour les desserts, la tarte Tatin, en part, ne forcera peut-être pas l'immense respect, mais elle fera beaucoup mieux que nombre de ses « consœurs » Parisiennes (vous savez, la ronde, le plus souvent surgelée). La crème brûlée versera dans l'assez bien concocté, mais le tiramisu s'abimera, quant à lui, dans le superficiel, si ce n'est dans l'artificiel ! Rien que pour l'ambiance du lieu, et la gentillesse d'Arnaud et Frédéric, nous y reviendrons à coup sûr !
Formule déjeuner 14,50 €. Menu de la Place 36 €. Menu autour d'un vin 23 €. Entrées de 6 à
17,80 €. Plats de 15,80 à 28,80 €. Les salades et les planches de 11,80 à 13,80 €. Desserts de 7,50 à 10 €. Glaces et sorbet bio de 9,50 à 10 €.
Ouvert tous les jours, service continu, ouvert de 8h à 1h du matin.

La Place Royale
Bar – Restaurant – Terrasse
2 bis, place des Vosges
75 004 Paris
Tél.: 01 42 78 58 16
Métro : Saint-Paul ou Bastille

Note : 13 /20

Aux Saveurs d'Alice - 95 880 Enghien-les-Bains



Pas vrai, Serge ?

Enghien, son lac, son Casino, sa chaîne Barrière (mais pas que, n'en déplaise à certains), et ses deux hôtels (Grand-Hôtel, et Hôtel du Lac), et puis, un peu à l'écart, derrière l'Église du Cardinal Mercier, une petite « bonbonnière » pas vraiment dans le style Mauricien, toute de rose vêtue, sans omettre le sourire, et la jovialité naturelles de Serge le (très) heureux patron qui n'en loupera pas une pour vous taquiner ! Ceci dit, on le comprendra aisément lui qui serait issu de cette Ile Paradisiaque qu'est l'Ile Maurice, et qui, dés l'âge de 14 ans, se sera retrouvé Français d'adoption. Et depuis, Monsieur Serge, en aura fait des maisons, Albert, chez Verges dans le 19e, etc., etc … Ses saveurs de prédilections ? Celles de l'exotisme ! Le carpaccio de magret de canard maison aux cinq épices, huile de noix, et parmesan, le crottin de chèvre chaud, son jambon d'Auvergne, et le jambon d'Auvergne finement tranché, se calqueront sur le caractère de Serge, intègre, jovial et bon enfant ! La poêlée de requin bleu au confit de citron, coriandre, et gingembre, moelleux à souhait (pas rigide contrairement à certains apriori), le moelleux de carré de porc rôti (un poil trop saisi, mais on le lui pardonnera volontiers), et sa sauce curry au lait de coco, et la rosace de magret de canard aux mangues caramélisées, bien rosé, feront mieux que de dérider nos papilles . On ne risquera pas de les voir déprimer ! Côté douceurs, le « gato » moelleux aux pommes et raisins, la crème brûlée maison à la vanille de Madagascar, et la salade de fruits, mangue, kiwi, ananas, et raisins, concluront un doux instant de félicité empli de sincérité à la limite, le plus souvent, de l'hilarité. Pas vrai, Serge ?
Notre dégustation de vin : Domaine des Homs- Le Chardonnay – 2011
Déjeuner 16 €. Déjeuner et dîner 22 €. Menu d'Alice 28 €. Les Toques Toc d'Alice de 9 à 16 €. Les Saveurs mer et terre d'Alice de 14 à 21 €. Les tentations d'Alice de 7 à 8 €.
Ouvert de 12h à 14h, et de 19h à 22h30. Fermé dimanche soir, lundi et mercredi soir.

Restaurant Aux Saveurs d'Alice
32, boulevard d'Ormesson
95 880 Enghien-les-Bains
Réservation conseillée au 01 34 12 78 36
Note : 12,5/20

jeudi 29 novembre 2012

Universita Della Pizza Di Rebellato - 75 001 Paris



Quelques objections à émettre ?

Côté déco l'ancien « temple » à Tajines, et autres couscous, situé face aux quartiers des halles, et à Saint-Eustache, aura « mis les bouts » pour faire le bonheur (tout du moins, j'ose l'espérer) d'Olivier Rebellato, « celui » là même de la rue de la Pompe (la meilleur pizza de Paris) ! Ici, il aura joué une toute autre partition, en conservant une ambiance feutrée, tamisée, mi-Marocaine, mi-année 70, avec ses coins banquettes, ses tables rondes, ses fauteuils dépareillés, et chinés, et des bougies de partout. Seules les toilettes, au sous-sol, m'auront quelque peu interpellées avec un système de porte pour le moins alambiqué ! Quant au four à pizza, placé au fond, juste avant les cuisines, il eut été plus judicieux de l'installer à l'entrée, histoire de séduire, que dis-je, d'aguicher la clientèle ! La salade de tomate, mozzarella, et roquette, et la Burrata « 100% » Pugliése ne terniront, pas l'image d'une table que nous apprécions déjà dans le XVIe. Le carpaccio de bœuf, copeaux de parmesans marquera un peu le pas question produit. Un peu trop finement tranché, et régulièrement appréhendé ! Les gnocchis Bolognaise, et la Calzone Classico, sauce tomate, jambon blanc, ricotta, et mozzarella, ce ne sera pas spécialement pour les grincheux ! La Calzone nous flattera les papilles au point de leur faire faire trois saltos arrières ! Le tiramisù du jour s'y reprendra à deux reprises avant que de vaincre notre résistance ! Côté panna cotta aux fruits rouges, le classique des classiques, rien à redire. C'est plutôt du côté des canolos Siciliano que j'aurais quelques objections à émettre ! Trop lourds, et un poil glacés, pas de quoi nous emballer les sens ! Définitivement, malgré l'accueil extrêmement affable de Lucas, le directeur, nous retournerons rue de la Pompe, là où le « pot de yaourt » (la Fiat 500 orange, bien sûr) trône constamment !
Formules 14,90 et 17,90 € (uniquement le midi du lundi au vendredi). Menu bambini 7,90 €.
Per cominciare : Antipasti de 10 à 14,50 €. Insalate de 9,50 à 14,90 €? Carpacci de 9 à 16,90 €. Pasta Mia … Pasta Tua 14 €. E per quelli che vogliono altro … carne de 16,50 à 17,90 €. Pesce de 18,50 à 18,90 €. Le nostre Pizze de 8 à 15 €. Classiche : Creative de 14 à 22 €; Foccacce de 16 à 18,90 €. Calzoni de 15 à 16,50 €. Pannuizzi de 13 à 15,90 €. I ricordi di nonna : dolci a formaggi de 7 à 9,50 €.
Ouvert tous les jours.

Universita Della Pizza di Rebellato
37, rue Berger
75 001 Paris
Tél.: 01 40 26 26 66
Note : 12/20   

mercredi 28 novembre 2012

Sormani - 75 017 Paris



Peu enclin à la passivité !

Considéré par les connaisseurs comme l'un des meilleurs « Italiens » de Paris, l'objet de notre « convoitise » du jour, la table de Pascal Fayet, un ancien militaire de carrière reconverti dans sa passion, celle du bien manger, du bien ordonné, et du bien recevoir, fera mieux que séduire ! Son « antre » conçu il y a 28 ans, à sa propre image, tout en succession de salles, et salons, nous « claquera au cœur » avec cette sensation de bonheur assuré. Accueil révérencieux, mais pas obséquieux, d'un personnel en costume sans cravate (enfin quelqu'un qui aura tout compris), col Mao, noir pour la circonstance, et Pascal Fayet de recevoir ses convives avec toute la déférence qui le caractérisera. Une crème d'homme, respectueux de ses collaborateurs, on ne pourra mieux espérer ! 
Côté déco, le bon goût, et la délicatesse seront de mise ! Murs tendus couleur rubis, lustres et appliques de Murano, miroirs en losanges, et toiles du maître de maison, pas de quoi engager à la mélancolie. Mais avant que de nous attaquer à l'âme du lieu, le domaine de Martin Renatto, un chef à l'Italienne, l'assiette de Mortadelle finement tranchée, nous invitera à patienter. Le carpaccio de bœuf, parmesan et truffe noire, tout en sincérité, et suavité, un modèle affiné, le rocher de polenta à la ricotta crémeuse, nage de homard rôti, inventif, et subjectif, et le carpaccio de cèpes et Saint-Jacques à la crème de truffe sublimée, nous narreront une histoire (extrêmement) bien élaborée, celle d'un chef fort doué peu enclin à la passivité ! 
Le lasagne Sormani à la truffe noire et foie gras poêlé, un tableau figuratif et impressionniste à la fois, tout en saveurs et finesse, ou le tortellini à la truffe blanche d'Alba, constitueront le fer de lance d'une cuisine imaginative et festive. Le ris de veau poêlé, cèpes frais et gratin de Macaroni au lard, forcera le respect, si ce n'est l'admiration. Côté fromage, le gorgonzola crémeux, filet d'huile d'olive, jouera de sa superbe et de vaincre ma réticence pourtant bien affirmée. Dolci, dolci quant tu nous tiens … Le crumble de pommes, et mûres, glace amandes douces, le tiramisù Sormani en chapeau melon habillé, sa glace caramel, et le confidentiel pour chocophile, tiramisù moelleux, gâteaux panna cotta, et glace, tout cela fleurera bon le peaufiné, le raffiné, et, n'ayons pas peur des mots, une immense sincérité !
Notre dégustation de champagne, et vin : Billecart-Salmon brut, et La Rasina Toscana – San Giovese – 2008.
Entrée de 25 à 50 €. Poissons de 28 à 40 €. Pâtes et risotto de 28 à 60 €. Viandes de 34 à 80 €. Desserts de 12 à 18 €.

Sormani
4, rue du Général Lanrezac
75 017 Paris
Tél.: 01 43 80 13 91
Note : 15,5 /20


mercredi 21 novembre 2012

La Casa Di Sergio - 75 017 Paris


Quand il y a trop de coqs qui chantent , il fait jamais jour !

Serait-ce la cantine préférée de Francis Lalanne, là où il aimerait à se « retrouver » en toute simplicité ? Fonction du personnage qui nous correspondrait totalement, une âme « pure » mais combative, comme je les « aime », je ne serais pas franchement étonné qu'il aimât à s'y glisser incognito, histoire peut-être bien de s'extirper d'un monde qui lui pèserait beaucoup trop, le showbiz ! Le lieu, une auberge à l'Italienne comme il y en aurait tant, mais avec un (petit) supplément d'âme en association. Poutres blanchies, toiles aux murs exposés, et photos sépia d'un village en Sicile oublié (celui du patron Sergio), banquettes de velours écarlate, comptoir interminable, et coin dîner pour les amoureux, ou les esseulés, pastels coquins, et suggestifs, et puis rien que des « ritals » endiablés, bondissant d'un bout à l'autre de la salle, histoire de prendre les commandes suggérées, mais pas forcées. Une ambiance bon enfant, à mi-chemin de l'école maternelle, et du lycée professionnel. La salade Caprese, tomates, mozzarella di Buffala origan, la mozzarella fritta (panée, et frit), et le fritto misto gambas et calamars, mêleront tradition, et respect des saveurs. Les tagliatelle ai funghi aux cèpes frais, le filet de bœuf (hormis un léger incident, quant à la cuisson), et les raviolis aux cèpes, et crème de truffe, ne s'inscriront pas dans le médisant, mais plutôt le réconfortant. Pas de grosses surprises, certes, je vous l'accorde, seul un respect du client totalement débridé que José interprétera non sans conviction. Côté dolci, le tiramisù maison, onctueux en diable, la panna cotta aux fruits rouges, vibrante et saisissante, et la tarte aux pommes, boule de glace vanille, le tout maison indéniablement, une belle surprise concoctée par Davide Mingolla, le maître des cuisines depuis bientôt six ans.
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Henri Abéle, « La Segreta » Planeta.
Formules 17 et 21 € (entrée du jour 8 €. Plat 11 €. Dessert 6 €). Gli Antipasti (Hors d'œuvres) : Freddi (froid) de 6 à 15,50 €. Caldi (chaud) de 6,50 à 20 €. Le Paste (pâtes) de 9,50 à 23 €. I risotti (risotto) de 15,50 à 19,50 €. I Pesci (poisson) de 15,50 à 19,50 €. Le Carni (viande) de 13 à 22 €. Pizza tradizion « la casa » de 5 à 17 €. I Fromaggi de 6,50 à 9,50 €. I Dolci « la casa » de 5 à 12 €.
Ouvert tout les jours.

La Casa di Sergio
77, Avenue des Ternes
75 017 Paris
Tél.: 01 44 09 99 06
Note : 12,5 /20




lundi 19 novembre 2012

Le Safran - 75 008 Paris



Un esprit ludique et averti

Hilton se trouvant « évincé » des lieux (suite à une longue procédure qu'« ils » auraient perdus), le propriétaire aurait récupéré son bien pour lui octroyer une « seconde » vie sous l'enseigne des « Collectionneurs » (sans trop savoir, là, à quoi il pensait) ! La nouvelle carte automne-hiver de Philippe Daigneaux, le chef d'une table atypique à plus d'un titre, méritera toute notre attention, que dis-je notre « contemplation » ! Une carte « revisitée » de fond en comble, optimisée par un esprit tout à la fois ludique, et averti, capable, dans un relatif classicisme, de quelques belles audaces ! Son crémeux de potiron, brisures de châtaignes, et pépites de foie gras poêlées, son thon rouge en mi-cuit mariné, croquant de légumes d'hiver et sauce vierge (un poil trop, mais vraiment un poil trop saisi), et son foie gras de canard, chutney d'oignons, et orange, prendront fait et cause pour un chef bien sous sa toque ! Le Kobe burger, bœuf haché, ventrèche de porc grillée, roquette, oignons confits et Comté se classera dans les dix premiers Parisiens sans atteindre, toutefois, le trio de tête ! La sole meunière, une bodybuldée, environ 6 à 700 gr, sa purée maison, mi-beurre, mi-huile d'olive, et le filet de bœuf Simmenthal poêlé, mitonnée de légumes d'antan, salsifis, topinambours, et panais, ne feront certes pas beaucoup mieux que dans certaines « grandes » brasseries, ou bistrots (Dab, Chez André, Congrés Maillot, Grand Bistro, Joséphine, le Petit Riche, etc.). J'oserais même avancer que c'est ce côté gastro un peu trop prononcé qui lui collera à la peau ! Si le cheesecake au citron vert « pétillants » mais pas renversant, le macaron chocolat, mousse chocolat, et pulpe de banane, sorbet banane, une « aventure » un peu risquée côté pulpe, et le Paris-Brest, sa crème légère au speculoos, glace vanille, manqueront d'un peu d'ambition et de « spiritualité », force sera de relever qu'il n'y aura pas lieu de s'en offusquer !
Notre dégustation de champagne, et vins au verre : Taittinger Rosé Prestige - Boutinot Chablis La Colombe, Lalande Pomerol Château de Belair.
Entrées de 14 à 99 €. Snack Corner de 14 à 27 €. Plats de 18 à 40 €. Fromages et desserts de 9 à
14 €.

Restaurant Le Safran
51/57 Rue de Courcelles
75 008 Paris
Tel : 01 58 36 67 00


Note : 13,5/20  

Casa Bini - 75 006 Paris



Une affaire de famille …

Si Anna Bini, la mamma fondatrice du lieu (en 1989), ne sera plus (vraiment) impliquée dans l'affaire, force sera de constater qu'elle ne pourra s'empêcher de venir, régulièrement, y mettre son nez par amour pour son fils, Simone Taiuti, son digne « successeur ». Rien que le remplacement des chaises l'aura, parait-il, offusquée ! C'est tout dire ! Question de génération, et de détermination ! La sobriété sera ici de mise. Murs ocre, casier de crus millésimés, photos de famille idéalisés, et banquette émeraude en aparté, le tout sans excentricité. La salade de tomates, filet d'huile d'olive de Toscane (une Santa Tea), la Burrata de lait de vache cœur crémeux, et roquette, et le jambon de Toscane, et mozzarelle de bufflone, afficheront leurs prétentions avec conviction, le produit, et rien que ! Une « recette » simple, certes, mais efficace ! Côté pâtes, les paccheri « Marma », tomates, aubergines, et ricotta, pluie de Parmesan à la râpe, et les spaggettini « campi e asparagi », langoustines et asperges, feront (beaucoup) mieux que de « figurer » dans l'assiette, elles nous transporteront d'aisance, et de bienveillance, de leurs alliances subtiles, et pas graciles. L'aspect dolci, la pannacotta au coulis de fruits rouge et saba, le tiramisù et la pèche pochée au vin rouge (un poil résistante, question texture), biscuit aux amandes et glace vanille maison, mettront un point d'honneur à dévoiler un tour de main ravageur !
Notre dégustation de vins au verre : Prosecco, Soave Venitie, et Alighino Vermentino Toscane en blanc.
Formules déjeuner de 23 à 27 €. Entrées 10 €. Pâtes 16 €. Carpaccio du jour 16 €. Plat du jour
19 €. Carte ; entrées de 10 à 15 €. Les pains grillés (I Crostini) de 11 à 15 €. Les Carpaccios (I Carpacci) de 17 à 18 €. Desserts (I Dolci) de 9 à 11 €.

Casa Bini
36, rue Grégoire de Tours (Saint-Germain-des-Prés)
75 006 Paris
Tél.: 01 46 34 05 60

Note : 13/20

dimanche 18 novembre 2012

Hôtel Jules **** - 75 009 Paris



Un esprit très vintage

Jules, un prénom célèbre de l'antique Rome, et son Empereur, au XIXe siècle, et son écrivain-visionnaire, au XXe siècle, et son Président du Sénat, ou son acteur de cinéma, Jules ce sera, pareillement, depuis bientôt quatre années, un petit « bijou » de boutique-hôtel au cœur du 9e arrondissement, non loin du Printemps, des Galeries Lafayettes, et de l'Opéra Garnier, un « Casual chic » de 101 chambres et suites, sur six niveaux, un ancien Mercure (eh oui !) totalement « revisité », et réactualisé, dans l'esprit vintage des fifties, sixties, et autres seventies … Ainsi, comme nous le confiera Jean-Louis Descoins, le charmant directeur de ce lieu atypique, tout à la fois bohème, feutré, ludique et cosy, « son » hôtel, un petit peu « son » bébé, se voudra un hôtel d'atmosphère. D'ailleurs, dés la porte d'entrée, l'aspect banquette de cuir blanc (presque) à l'infini, bar à cocktail intimiste, et « soucoupes » multicolores pour vous « tracer » le chemin jusqu'à la réception, fonctionnera à ce point que l'on aura aucun mal à la trouver ! 
Un accueil des plus affables, une clé magnétique bleue au logo du Jules, direction le 4e niveau, un « clic » dans le tableau de commande, et nous voici rendus sur un palier corail, face à la n°400 l'une des six junior-suites (une par étage), dans les tons corail et chocolat au lait, une suite de 30 à 35 m², carpette zébrée, malle « réfrigérée » (et son mini bar intégré), canapé-lit (une place), et fauteuils blancs gansé de bleu marine, un « premier » espace tout de charme idéalisé séparé du second, le coin sommeil, lit king size, et sa tête de bois laqué, coin coiffeuse, écran plat L.C.D encaissé, lampadaire, table de chevet, i.Pod, machine à café Expresso, et « bisou » blanc « affiché », un détail affectionné ! Et si la vue se contentera de nous « renvoyer » l'image d'une cour banalisée, nous ne retiendrons, finalement, que l'aspect intimité, presque secret, d'un espace voué au confort de ses hôtes. Côté salle de bains, le charme à l'ancienne, carrelage blanc en décalé, et (au sol) noir vieilli, robinetterie « chromée », cabine de douche vitrée, fenêtre ouverte « protégée » ( par un paravent vitré opaque), et miroirs double teint version homme ou femme, selon le lavabo choisi ! Le petit
déj' ? J'oserais dire dommage, car ce ne sera pas vraiment l'aspect le plus convaincant même s'il sera servi sur plateau verni, à heure fixe (le soir n'oubliez pas votre fiche remplie sur la porte). On vous amènera baguette fraîche, petites viennoiseries honorables mais pas renversantes, jus d'orange non pressé et thé Ronnefeldt (le meilleur en sachet). Un modèle quelque peu inégal pour un hôtel aussi soigné ! On eut attendu du peaufiné, du bien « léché », du recherché, sans pour autant envisager le guéridon nappé de blanc !
Chambre 400 : Une ou deux personnes de 650 à 1015 €. Une personne supplémentaire 30 €. Petit déj' 18 €.

Hôtel Jules****
49-51, rue La Fayette
75 009 Paris
Tél.: +33 (0)1 42 85 05 44
Note : 14,5/20




mardi 13 novembre 2012

Au Sauvignon - 75 007 Paris



Venu du fond de l'Auvergne …

Et dire que ça marcherait depuis 1954 ! Mais quoi donc ? La formule casse-croûte du Sauvignon bien sûr ! Celle fondée par Henri Vergne, le père de Marie-Françoise, l'héritière « en titre », cette âme vivace, l'incarnation même de la truculence, mais, également, ce concentré de bonhommie, et de sincérité ! Une femme entière, une femme « vraie » comme, fort malheureusement, on en fait plus beaucoup au jour d'aujourd'hui, une femme qui sait allier, néanmoins, le passé, le présent, avec beaucoup d'idées pour l'avenir ! L'aspect bistrot ne fera pas l'ombre d'un doute. Un véritable hymne à la gloire de Bacchus, le Dieu du vin, présent sur tous les fronts, et les plafonds. Des chaises de simili rouge, de la faïence au sol de partout, et puis du bois verni, et reverni, à profusion sans omettre les multiples photos, articles, cartes postales plus ou moins grivoises, et autres croquis, le tout à la gloire du nectar des Dieux, ou du lieu, de quoi mettre nombre d'appétits en ébullition. Et puis la vue de la « cave » à fromages, les assiettes défilant sur le comptoir qui de foie gras de canard, de filet de thon rouge fumé tranché, ou de tapenade, de quoi faire saliver bien avant de se laisser aller ! L'assiette complète, un assortiment de mini sandwiches, sur pain Poilâne, jambon, et saucisse d'Auvergne, terrine, rillettes, et andouillette de Vire, vous caleraient Gargantua lui-même ! Alors, avec un foie gras au naturel, et un second aux figues, leurs toasts grillés, ce sera l'apothéose ! Côté fromages de chez Nicole Barthélémy, le crotin de Chavignol à totale maturation, et le Saint-Marcellin crémeux à souhait, un divin, il ne nous en faudra pas plus pour chavirer dans l'onctuosité et le « liquider » ! Côté desserts de chez Comyn, l'artisan pâtissier préféré de Maire-Françoise, la tarte framboise, la citron, la Tatin, le gâteau Opéra et le moelleux au chocolat s'allieront en une déferlante de sensations et de saveurs à laquelle il nous sera bien compliqué de résister !
Leurs casse-croûtes au pain Poilâne de 4,60 à 24 €, leurs fromages de 5,30 à 24 €, leurs desserts de 5,50 à 6,30 €. Formules saumon fumé16 et 20 €. Formules saumon cru à l'aneth 16,50 et 21 €. Filet de thon rouge 11€. Formules tapenade 7 et 11 €. Formules foie gras de 16 à 20,50 €. Galantine de canard pistachée sur toasts 13,50 €.
Ouvert tous les jours de 8h à 22h.

Au Sauvignon
80, rue des Saints-Pères
75 007 Paris
Tél.: 01 45 48 49 02
Note : 13/20

lundi 12 novembre 2012

Restaurant Daniel - 75 008 Paris



Une halte douceur

Curieusement, Paris, la ville des lumières, ne se serait dotée que de deux Relais & Châteaux dont l'un, objet de notre attention du jour, s'affichera discrètement dans une ruelle du 8e jouxtant les « Champs ». Le côté hôtel de charme, si ce n'est « bijou-hotel », ne fera aucun doute. Le salon-restaurant jouera tout à la fois la carte de l'extrême discrétion, du cocooning, et des effets lumineux, et ce n'est pas le style déco à la Française (réalisé par Tarfa Salam), très XVIIIe, esprit Oriental, à la dominante vert-amande, qui nous aura engagés à décliner ce véritable voyage dans le temps. Richesse des tissages Pierre Frey, Nobilis ou Llorca, moelleux des canapés Georges Smith, service optimum, et velouté, l'instant ne sera pas « galvaudé » ! Côté cuisine, avec Jérôme Bonnet, un ancien des Frères Pourcel, de Bernard Loiseau, de Tante Jeanne, et de chez Ledoyen, on s'engagera sur du sérieux, mais pas du présomptueux ! Pour notre part, l'avocat Hass en carpaccio, mariné à l'huile d'amande grillée, et crevettes cristal bleues limées (un poil salées) en céviche, le cœur de laitue sucrine condimentée à l'huile d'olive, et citron confit, et le foie gras de canard du Périgord, rôti et confit, cristaux de sel Maldon, poire aux épices, tout cela procédera d'une jolie créativité, sans omettre une bonne dose d'affectivité. Les coquillettes cuisinées comme un risotto, au jambon Pata Negra de Bellota (36 mois d'affinage), une divinité d'onctuosité, et de saveurs simples, mais « essentielles », le pigeon suprême rôti sur l'os, les cuisses en salade, petits pois à la Française, et le bœuf de chez Hugo Desnoyer, taillé dans le filet, rattes fondantes, et confit d'échalotes à la moelle, cœur de sucrine, afficheront les « prétentions » d'un chef plutôt enclin à l'humilité, lui qui n'aura eu d'yeux que pour son « mentor », un certain Paul Bocuse. Le plateau de fromages bio affinés de Monsieur Boyer, et du Père Fabre, notamment ses chèvres bio de Touraine, ajoutera à la sélection de produits essentiellement nobles. Côté desserts, Sébastien Gaudard, « le » pâtissier du 22, rue des Martyrs, cet « agitateur du goût », avec ses éclairs café, Paris-Brest, tartes aux poires et autres Mont-Blanc, écrira là l'une des pages d'un scénario d'exception ! De l'émotion, du souvenir, et des « confidences », rien que pour vous …

Restaurant du Daniel
Hôtel Daniel ****
Relais & Château
8, rue Frédéric Bastia (Champs-Elysées)
75 008 Paris
Tél.: 01 42 56 17 00
Note : 15/20

samedi 10 novembre 2012

Ciel de Paris - 75 015 Paris



Se caler, et admirer

Passé la colère du « quête-parking », les 56 étages de la Tour Montparnasse, se verront «éclipsés » en l'espace de 38 secondes (soit 6m/sec.) pas même le temps que nos oreilles prennent ombrage de l'accélération ! La vue sur la Capitale vous claquera aux mirettes comme un frelon égaré ! Une salle avec vue (plus que) panoramique, un « ciel » gris, des « soucoupes » en leds « emplafonnées », des fauteuils coque caramélisés, et des tables nappées, de quoi se caler, et admirer ! Olivier, le maître d'hôtel, se mettra en quatre, que dis-je, en dix, pour nous être agréable. Mais « son » personnel ne demeurera pas de reste, affabilité, et efficacité ne lui seront pas étranger. Quelques amuses-bouche, des fougères tièdes, une coupe de champagne rosé, et la Tour nous appartiendra ! Le bar à millefeuille, côté salé (car il y aura, également, le côté sucré), ouvrira par une tuile au safran, tourteau, gambas, sucrine, et vinaigrette à la truffe d'été, magique, et toute en finesse. Le foie gras en trois versions, poêlé, mi-cuit, et marbré au magret de canard et pain d'épices, révélera une approche intelligente et subtile, une cuisson idoine, et une répartition heureuse. 
Le végétal « revisité », un mesclun, pousses d'épinard, et tomate pelée, fera le bonheur de votre serviteur en mal de légèreté ! Le homard en « majesté », tout entier décortiqué, son riz noir façon risotto, ses févettes, tout étiré dans sa sauce bisquée, le cœur de filet de bœuf (origine France), sauce aux truffes, vrai-faux risotto de pommes de terre Charlotte, et la selle d'agneau rôtie au thym citronné, légumes oubliés d'hier et d'aujourd'hui, confirmeront l'idée qu'un chef (très) doué, ici, se camouflerait ! Christophe Marchais, le sus dit nommé, s'éclatera à l'ouvrage, comme le précisera Olivier. La sélection de fromages Marie Quatrehomme, Livarot, Saint-Nectaire, Chaource, Chèvre, et Saint-Marcellin (divin, soit dit en passant), versera dans le peaufiné, si ce n'est le raffiné ! Le Saint-Honoré, façon Baptiste Méthivier, le chef pâtissier, en livrée de choux sur lit vanillé, le millefeuille « classique » en tourbillon de crème légère à la vanille, la compotée d'abricots, sa glace verveine, tout en humilité, et le Paris-Brest à sa façon, biscuit, friand et mousseline au praliné en choux inséré, verseront dans l'affectivité, si ce n'est l'émotivité. Un café Richard « Grand cuvée », des macarons, et autres cannelés (un poil trop cuits), bousculeront en beauté un bel instant de félicité.
Notre dégustation de champagnes, et vins au verre : Billecart-Salmon, R de Ruinart, Laurent Perrier ultra brut, Laurent Perrier rosé, Pacherenc du Vic-Bilh Domaine d'Hechac cuvée Maëlys 2011.
Déjeuner gourmand (uniquement au déjeuner, sauf dimanches et jours fériés) : Menu 2 plats 29 €. Menu 3 plats 38 €. N°1 de 18 à 98 €. N°2 de 29 à 58 €. N°3 de 22 à 42 €. N°4 de 12 à 15 €. Le Bar à Millefeuilles : version salée de 21 à 24 €, ou version sucrée à 13 €.

Ciel de Paris
33, avenue du Maine
75 015 Paris
Tél.: 01 40 64 77 64
www.cieldeparis.com

Note : 15/20


vendredi 9 novembre 2012

L'Obé - 75 008 Paris



Par l'entrée des Rois !

L'entrée côté rue Boissy d'Anglas étant, le week-end et hors horaires déjeuner, close, il nous faudra employer les « grands moyens », et en passer par l'« entrée des Rois » sur la place aux fontaines. L'Obé sera atteint en quelques enjambées une fois le hall traversé. L'esprit des lieux, une table mi-gastro, mi-brasserie, menée par Franck Roublique, son directeur, avec la discrétion qui sied aux (véritables) maîtres de maison ! Frédéric prendra le relais, histoire de prouver ce que service veut dire ! To serve ! Une proximité avec le client, et des apartés emplis d'une (relative) sincérité … Échange d'adresses sélectionnées, et puis conseils sur les plats envisagés. Les lustres en feuilles de vigne appliquées, de chez Lalique, les corniches « léchées » d'or, les murs habillés de merisier, une déco de Sonia Rykiel (très années 90), qui s'affichera tout en spécificité. Le foie gras rôti à la pistache concassée, chutney exotique, tout en générosité, et le noir de Bigorre servi sur pain bio, condiments à l'huile de noisette, ouvriront le bal des suavités, un bal mené tambour battant par un chef, Benoit Garbon. 
Le pavé de saumon bio, beurre banc à l'encre de sèche, déclinaison de carottes fan, et purée, le carré d'agneau croûte de moutarde à l'ancienne, artichauts en barigoule, sa fricassée de champignons, et l'onglet de bœuf « Black Angus », purée de pommes de terre, échalotes confites, s'inscriront dans la belle félicité ! Cuisson idoine (sauf pour le carré retourné peu après son arrivée), accompagnements respectueux, et alliances quasi mémorables ! De quoi chambouler les apriori de certains de mes « confrères » peu enclins à l'objectivité, et plutôt adeptes de la complaisance ! L'assiette de fromages de chez Marie Anne Cantin, Saint-Nectaire, Sainte Maure, Livarot, et Briat Savarin, se révélera telle une référence du genre. Et si les desserts nous avaient été simplement contés, indéniablement ils ne nous auraient pas impressionnés ! Pourtant force sera de constater que la tarte au chocolat Caraïbes, toute en onctuosité, le gâteau moelleux aux fruits rouges, tout en fraîcheur, le millefeuille à la vanille Bourbon onctueusement révélé, l'un des meilleurs de Paris, le choconoisette façon Duplo croquant, et cacaoté à souhait, et la tarte renversée amande-abricot-figues, façon panna cotta, se révéleront comme des prouesses œuvres d'un chef pâtissier petit génie de la spatule et de la douille, Jérôme Chaussesse.
Notre dégustation de Champagne, et vins au verre : Laurent-Perrier cuvée rosé, Gewurztraminer vendanges tardives Domaine Trimbach 2005, Pomerol Château Bellegrave 2007.
Menu Lunch 39 €. Menu découverte 59 €. Menu Vendanges 79 €. Menu enfants 28 €. Entrée chaudes et froides de 12 à 33 €. Plats de 34 à 46 €. Fromages et desserts 15 €.
Ouvert tous les jours de 12h à 14h et de 19h30 à 22h.

Restaurant L'Obé 
Hôtel de Crillon*****
4, rue Boissy d'Anglas (10, place de la Concorde)
75 008 Paris
Tél.: 01 44 71 15 15
Note : 15/20

jeudi 8 novembre 2012

114 Faubourg - 75 008 Paris



Aventureux et audacieux ?

Le 114 serait-il un chiffre « porte-bonheur », un simple numéro dans la rue, ou une formule magique mise au point par un chef aventureux et audacieux ? J'avoue que j'opterais volontiers pour les trois à la fois ! Éric Desbordes, sous la houlette d'Éric Fréchon, « le » chef *** du Bristol, mériterait-il cette « distinction » ? Une seule solution, le « passer à la question » ! Direction l'hôtel, et son défilé de limousines. Le 114 possédera sa propre entrée, portes de fer forgé avenantes, desk et jeune fille bienveillante, un maître d'hôtel, Patrick Jeanne, et son affabilité décontractée, quatre colonnes dorées, chapeautées d'ébène, murs de dahlias sur fond abricoté (le soir, en transparence, éclairés par des leds), banquettes à haut dossiers dans les tons lie de vin passé, rambarde de fer forgé, ses feuilles dorées, et parquet caramélisé, une déco voulue, et envisagée, par Madame Oetker, la propriétaire d'un lieu (très) courtisé. 
Une carte en trois volets, des mets sérieusement énoncés, et un choix optimisé. La tomate, salade mêlée, filet d'huile d'olive, le pâté en croûte de canard, et légumes vinaigrés, et l'assiette de jambon Pata Negra « Bellota Bellota », tartine grillée de tomate, fixeront, dans notre esprit, les capacités d'un chef hors gabarit. L'entrecôte Black Angus bio d'Irlande, Béarnaise, et purée maison (mieux que Robuchon), la sole grillée à la plancha, purée aux algues, et le tartare de bœuf au couteau, à l'huile d'olive vierge, frites maison, tout ceci procédera d'une belle exception mieux qu'au Relais Plaza, croyez-moi ! 
L'ardoise de fromages affinés sur le thème du chèvre, du Livarot, et de l'Epoisse, fera montre de générosité et d'opiniâtreté. Le millefeuille à la vanille Bourbon, caramel au beurre demi-sel, la tarte aux fraises, feuilles d'or, et pistaches concassées, et le baba au vieux Rhum brun, crème fouetté, légèrement vanillée, aperçus dés l'entrée sur le chariot des « festivités », déclameront, sans exhibition, les versets pâtissiers d'un chef révélé, Laurent Jeannin.
Notre dégustation de champagnes, et vins au verre : Alfred Gratien Brut, Deutz Brut classique, Gevrey Chambertin, Méo Camuzet 2009, Pouligny-Montrachet, Domaine J.M Boillot 2010.
Menu du 114 Faubourg 52 €. Hors d'œuvre de 28 à 54 €. Poissons de 28 à 69 €. Viandes de 30 à
140 €. Fromages du jour 15 €. Desserts de 15 à 19 €.

114 faubourg
Hôtel Le Bristol *****
114, rue du Faubourg Saint-Honoré
75 008 Paris
Tél.: +33 (0)1 53 43 44 44

Note : 15,5/20




Flottes - 75 001 Paris



Sans la moindre restriction !

Je ne voudrai pas jouer les rabat-joie, mais, en ce samedi d'automne, nous « naviguerons » entre deux eaux ! De l'aspect gastro de l'O'trement (au 1er étage), fermé ce jour là, à celui plutôt Bistrot Chez Flottes, il nous restera le côté « canaille » d'une cuisine non aseptisée, naturelle et pas banalisée. Une déco bien équilibrée dans les tons or, bois cérusé, parquet, et sièges de cuir surpiqué, vitraux éclairés, cave murale climatisée et lustre de fer forgé (façon cage dorée), un tout bien orchestré pour un espace intimiste, mais, en ce week-end, hyper bondé. Les gens feront la queue, et d'attendre à l'entrée leur droit à déguster ! Une table dans la salle du fond, une banquette, et nous voici prêts à certaines frivolités. 
Les Gillardeau n°2, hyper fraîches, et bien iodées, le foie gras de canard maison, sa confiture de Beraweka, au demeurant fort estimable, et deux œufs coque, mouillettes, et beurre à la truffe, nous imposeront leurs convictions sans la moindre restriction. Le tartare de bœuf à l'Italienne, huile d'olive Gala Téa, et copeaux de Parmesan, l'entrecôte, environ 300 gr, sa Béarnaise maison, et ses frites dorées, et les coquillettes jambon-truffe, révéleront un chef de solide formation, Éric Salmon, prêt à s'investir en toute modestie. Côté desserts, la tarte des Demoiselles Tatin, sa crème fraîche, le Saint-Honoré (uniquement le week-end), le Paris-Rodez (Paris-Brest après l'heure), et le cheesecake en dôme, le tout maison, s'inscriront dans la délicatesse d'un chef pâtissier rompu à l'exercice, sans surprise me direz-vous, puisqu'il s'agira du même « paroissien » !
Notre dégustation de Champagne, et vins au verre : Billecart-Salmon Rosé, Margaux Château Siran – 2002, et Gevrey Chambertin – Les Cazetiers – Faiveley – 1999.
Huîtres & fruits de mer de 14 à 59 €. Plateau Flottes (2 pers.) 112 €. Royal Flottes 142 €. Soupes & entrées de 7€20 à 26 €. Salades de 14,80 à 18 €. Pâtes & légumes de 14,50 à 23 €. Plats de 19,50 à 42 €. Fromages affinés par Nicole Barthélémy 11,50 €. Desserts de 7,20 à 12 €. Menu enfant 12,50 €. Formules du jour 28 et 33 €.

Flottes
2, rue Cambon
75 001 Paris
Tél.: 01 42 60 80 89
Note : 13/20

mardi 6 novembre 2012

Le Coin - 75 008 Paris



On affichera ses prétentions

Ici, on jouera, peut-être bien, du coude-à-coude, du « bras qui traverse votre table », et du brouhaha permanent (et un poil envahissant). Pourtant, force sera de constater, que le succès de l'adresse irait grandissant ! Plein vous dis-je, de l'entrée jusqu'à la banquette du fond, surplombée de ses « paysannes » en action (un trompe l'œil sur la cloison), le « passe plat » en ébullition, et les serveurs tels des fourmis en pleine action. L'ardoise du jour aura le mérite de ses convictions, et d'afficher ses prétentions. Une cuisine simple « drivée », à la bonne franquette, par Thierry et Édith, les bienheureux propriétaires du lieu. On viendra ici s'encanailler les papilles d'une terrine de foie gras maison, d'un pâté basque au piment, d'une terrine de lapin confit aux oignons, ou d'une tomate mozzarella de Bufflone, le tout généreusement appointé, et pas standardisé. Le faux-filet de Salers (environ 300 gr), ses frites maison, l'andouillette AAAAA simplement grillée, ses frites, et le tartare de bœuf à l'Italienne, huile d'olive, et copeaux de Parmesan, prendront des allures combatives eu égard à nombre de tables traitant du même thème (si vous voyez ce que je veux dire !). Un produit irréprochablement sélectionné, c'est, là, une règle de réussite assurée ! Thierry et Édith auront, indéniablement, bien retenu la leçon d'humilité, et de conviction ! Côté desserts, la tarte fine aux pommes (sans boule de glace, histoire de ne pas peser), la panna cotta, et la crème caramel, afficheront une belle santé, et surtout pas de label « congelé », ou industrialisé ! Une référence (trop) rarement arborée sur le marché de la Brasserie, et du Bistrot.
Entrées de 7,50 à 12 €. Plats de 14 à 19,50 €.
Bistrot à vin gastronomique de tradition

Le Coin
88, rue du Rocher
75 008 Paris
Tél.: 01 43 87 58 96

Note : 12,5 /20

La Cave Lanrezac - 75 017 Paris



De l'élégance, et du raffiné

De cave il sera à l'évidence question, bien au-delà des confidences, et de la simple réputation ! L'univers de Marc Rocano, depuis sept années, s'est développé au point de n'accueillir quasiment que des habitués, tel ce petit Papy, notamment, qui viendra tous les jours, selon un rituel bien huilé, et sa femme de passer chaque fin de semaine régler (sauf ce jour là où il aura décidé de payer), en sera un parfait exemple ! Murs rayés, ou saumonés, casiers à crus référencés, tables nappées, et sets Basquais, fauteuils de cuir gansés, miroirs baroques, et lustre à branches, dorés, rien que de l'élégance, et du raffiné. Côté carte, le millefeuille de betterave rouge, et pousses d'épinard, au copeaux de Parmesan, tout en légèreté, le foie gras de canard mi-cuit pressé aux fruits secs, suave et rosé, et la rillette de lapin au poivre vert, et carotte tranchée, et toastée, auront le mérite de nous narguer, tant ils seront frais, et bien appréhendés ! Le « Big Marc » Lanrezac, bâtonnets de polenta, un vrai, sans fioriture ni apprêts, viande hachée, coulis de tomate maison, gros cornichon, oignon confit, et Tête de Moine émincée fondue, en lieu et place du Cheddar usuel, l'Osso bucco, ses pommes vapeur, pugnace et efficace, et l'entrecôte Angus, ses pommes de terres sautées, tout cela fleurera bon l'honorabilité, et la conviction d'un chef, Franck, mèche blonde, et (léger) embonpoint, mais (hyper) motivé, tout en détermination et civilité. L'aspect desserts ne faillira pas, bien au contraire, il sublimera un instant de découverte propice à toutes les audaces dans le respect de la simplicité, et de l'humilité. Sa crème brûlée « façon » Capuccino, on s'y croirait, les effluves de café et la mousse de lait en sus, et son financier à l'ananas rôti, et crème vanillée, feront montre d'une extrême sensibilité.
Cave de 2.800 bouteilles.
Notre dégustation de champagne, et vin au verre :Luc Gaidor et Quincy Domaine Sylvain Bailly.
Menus 18,50 et 26 € (uniquement le midi). Les entrées de 8,50 à 12 €. Les plats de 16,50 à 19 €. Les desserts de 6 à 8,50 €.
Ouvert du lundi au vendredi soir.

La Cave Lanrezac
Restaurant
3, rue Général Lanrezac
75 017 Paris
Tél.: 01 45 72 27 00

Note : 13 /20




lundi 29 octobre 2012

Le Grand Bistro - 75 017 Paris



Un père, son fils …

Quelques gouttes de pluie, un ciel ténébreux, nous voici rendus dans le 17e arrondissement, au côté de la place du Maréchal Juin, en l'un des quatre « Grand Bistro », la nouvelle mouture du style brasserie Made in Dorr, un concept revisité, dépoussiéré par Garry Dorr, lui-même, un homme actif, avenant et, surtout, communicatif ! Je sais de quoi je parle, je l'ai rencontré ! Et, son personnel de s'adapter au principe, Sébastien Plat, le directeur en tête. Côté déco, on aura tout reconsidéré du plafond matelassé, aux niches tapissées, des tons framboise écrasée au noir « bois brûlé », des chaises laquées aux photos de produits en situation. Une bouffée d'air frais non dissimulée, et, plutôt, même maximisée. Le foie gras de canard du Sud-Ouest, toast pain Poujauran (le meilleur boulanger de Paris), l'artichaut poivrade de Paimpol, son œuf de poule bio mollet, cœur de sucrine, huile d'olive du Château d'Estoublon, et les 12 gros escargots de Bourgogne, au beurre d'ail rose, formeront un trio conquérant, et aguichant, de quoi pousser un athée à se radicaliser ! Le magret de canard du Sud-Ouest, jus de canard au foie gras, hyper rosé, expressif en diable, la côte de veau de lait de Corrèze, jus à l'estragon frais, « découpée devant vous », et l'entrecôte de race Normande, maturée 1 mois, leurs accompagnement respectifs, purée de pommes de terre au beurre demi-sel Bordier, wok de légumes croquants, frites maison au thym frais, et tombée d'épinard minute, friseront l'excellence tant au niveau appréhension, d'un chef, Nicolas Hautecœur, que produits, on ne peut mieux sélectionnés. Le Saint-Marcellin, sélection Marie Anne Cantin, merveilleux de maturation, onctueux, et révérencieux s'inscrira insidieusement dans la transition des mets. La crème brûlée à notre table, le millefeuille à la vanille Bourbon, son sucre glace, la mousse au chocolat noir, recette de Madame Dorr, au sucre pétillant, et le soufflé glacé au Grand Marnier, sa tuile de caramel glacé, fondront sur nos papilles sans leur laisser la moindre chance de résister ! Rien que du lourd, mais du peaufiné, une œuvre de Monsieur Su, le chef pâtissier, un adepte du succès.
Notre dégustation de champagne, et vin au verre : Deutz Brut Classic, et Sauternes « Les Sablières » 2010.
Le menu Signature 42 € (tout compris). La carte : Les entrées 11 €. Les plats 23 €. Les desserts 8 €, à choisir dans le menu Signature.
Ouvert tout les jours. Service voiturier.

Le Grand Bistro
108, Avenue de Villiers
75 017 Paris
Tél.: 01 47 63 32 77
Note : 13,5/20

mercredi 24 octobre 2012

Le Grand Bistro St Ferdinand - 75 017 Paris



Une « philosophie » culinaire personnalisée

Côté configuration, on pourra dire que le Maillot-Saint-Ferdinand marquera son territoire, au côté de son voisin le Congrés Maillot. Déco totalement personnalisée, et revisitée (il y a tout juste un mois), tons noir, gris acier, et corail, lustres, et appliques baroques bois brûlé, miroirs biseautés, et « fleur de lysés », comptoir de verre-brisé, étagères « bleutées », et portraits-photos de produits idéalisés. Tout ceci méritera que l'on s'y attardât d'autant que si la nouvelle carte sera commune pour les quatre bistrots, l'approche des produits, la « philosophie » (culinaire) du chef, les cuissons, etc, etc, afficheront, tel que je le pensais, une belle différence. Sonia, notre interlocutrice, une ** assurément côté service, et affabilité (elle n'aura de leçon à recevoir de personne !), mènera sa mission tambour battant avec perspicacité, efficacité, et générosité. L'artichaut poivrade de Paimpol, son œuf bio mollet, cœur de sucrine, et huile d'olive, ce sera pour la note fraicheur. Un artichaut goûteux comme les gros de Bretagne, et pas « déshumanisé ». Le foie gras de canard demeurera fidèle à lui-même, et aussi « sincère » que dans les trois « autres » enseignes. Le demi-homard bleu de Bretagne, à la Parisienne, sa macédoine à la mayonnaise maison, ses œufs durs, forcera le respect celui d'un produit bien enlevé, et appliqué. Le filet de bœuf Château Français de chez Franck Samoyeau, grillé au thym frais, sa sauce Béarnaise maison, le (filet levé) de bar, Voiles de Saint-Tropez, sa sauce vierge à l'huile d'olive, et la côte de veau de lait de Corrèze, rosée à cœur, tranchée par Sonia, son jus à l'estragon frais, s'enorgueilliront d'une « tombée » de légumes du marché, ou oubliés, au wok, d'une purée en cassolette maison, de frites personnalisées, et d'épinards en branche de chez Marc Beausse, le tout en quantité (totalement) déraisonnable pour des appétits « bridés » ! Pour les desserts une signature maison s'imposera, celle d'un chef pâtissier, Wally, un surdoué de la crème brûlée à la vanille de Bourbon, du millefeuille « respecté », et doré, et des crêpes flambées (juste devant vous) au Grand Marnier Rouge. Une farandole bien menée, et, en tout cas, fort appréciée par des gourmets pas franchement blasés. Garry Dorr, le boss « associé », viendra nous saluer lors d'un furtif passage en ce lieu, une démarche qu'il réservera à quelques rares habitués d'autant que sa « réserve » naturelle en fera un homme (très) discret !
Notre dégustation de champagne : Un Billecart-Salmon Brut Rosé.
Menu Signature 42 € (tout compris). La carte : Les entrées 11 €. Les plats 23 €. Les desserts 8 € (à choisir dans le menu signature).
Ouvert tout les jours, Service voiturier.

Le Grand Bistro
Maillot-Saint-Ferdinand
275, boulevard Pereire
75 017 Paris
Tél.: 01 45 74 33 32
Note : 14 /20

Gustave - 75 008 Paris



Le gus, c'est trop plus !

Une déco résolument design, des couleurs vives à dominante rouge et gris, un corner en rotonde agrémenté de produits d'épicerie fine, de champagnes, et de vins du monde, une vitrine réfrigérée pour des plats assortis préparés en labo, à Bois Colombes, par une équipe rompue à la tâche (entrées + plats + desserts), et un service façon self où l'on vous « livrera », en mezzanine, le tout sur plateau avec couverts, assiettes, et sourire en prime. Tout ceci confirmera que Thomas Berthommier aura mis le doigt sur un concept novateur, et ludique. L'assiette charcuterie, et fromage de brebis, la tarte à la tomate et basilic, sa pâte feuilletée, ne choqueront pas les habitués de mets bichonnés, seule une légère restriction au niveau des proportions pourra en étonner certains, et en satisfaire d'autres, les soucieux de plats allégés. Le risotto aux champignons des sous-bois, et les pâtes torsadées Eliches à la sauce Bolognaise, prouveront qu'il n'est point besoin de rentrer chez soi (le midi) pour se faire dorloter les papilles ! Le bœuf fondant, et petits légumes printaniers, marquera (un peu) le pas, avec un produit (presque) bouilli ! Oubliez donc le rosé ou, pis encore, le bleu, et essayez d'imaginer un paleron mijoté, ce sera plus conforme à la réalité. L'aspect desserts ne déméritera pas vraiment avec une tarte fine aux pommes servie tiède, confortable, et accessible, une panna cotta sous-verre aguichante, et pas révoltante, un riz au lait émancipé, et (assez) bien concocté, une tarte au citron honorable, et peu critiquable, et un cheesecake mieux que respectable ! L'association de Thomas, de son frère Jean-Sébastien, et de cette entreprise spécialisée dans le « tout prêt », fonctionnera, donc, à merveille. Ne restera plus qu'à vous y déplacer, histoire de vérifier !
Notre dégustation de boissons : Elixia limonade artisanale à la fraise, coca, et San Pellegrino, café extra !!!
Chaque semaine un plat nouveau et différent à découvrir. Entrées de 4,30 à 6,30 €. Viandes de 11,90 à 14,50 €. Volailles de 9,80 à 12,90 €. Poissons de 8,60 à 12,50 €. Desserts de 3 à 5,50 €.
Ouvert 7j/7 jusqu'à minuit.

Gustave
Cuisinier, Épicier, Délices, mmh !
72, Boulevard Malesherbes
75 008 Paris
Tél.: 01 53 76 16 09
Métro : Villier (ou Miromesnil ou Saint-Augustin)
Note : 12/20