lundi 3 mars 2014

Aphrodite - 06 000 Nice


Le coup de l'étrier ...

Voici venu l'heure de vérité, celle des « mises au point », des recadrages, celle où l'on se dit que ça ne peux plus durer ainsi et qu'il est temps que cela cessât !
Mais où veux-t-il en venir, pourriez-vous, à juste titre, vous interroger ?
Au problème des injustices, que dis-je des « agressions » quotidiennement relevées sur la « toile », s'ajouteraient depuis quelque temps à l'adresse de certains chroniqueurs (eh oui, nous aussi), mais, également, de chefs plus ou moins (voire pas du tout) étoilés, et notamment lors de la sortie du « Guide Écarlate », des « commentaires » destructeurs émanant de gens pas même concernés, ou n'ayant jamais mis les pieds dans l'établissement, mais qui, par on ne sait quel délire collectif, participeraient à une hallali dont on ne comprend pas bien l'origine sauf à envisager que le Français, derrière son ordinateur, se transformerait en « corbeau », voire en « accusateur public » !
La résurgence d'un passé pas si éloigné où l'on avait honte de la race humaine ?
Or, aujourd'hui, j'ai honte d'assister à ce déversement nauséabond à l'endroit de David Faure, et je tenais personnellement à m'en faire l'écho auprès de vous.
Ne devrait-on pas faire un « bras d'honneur » à ce « confrère » si zélé (précédemment cité) s'agissant de ses convictions, et autres « appréciations », pour le moins déconcertantes, car soyons francs, on se demande vraiment ce qui leur passerait pas la tête lorsqu'en « solitaires » (et je les ai personnellement repéré à moult reprises), ils arboraient la panoplie du critique psychorigide façon Ratatouille, coincé, bridé, estampillé, en un mot ampoulé ! Oublions aujourd'hui que notre David préféré aura subi, dans le « séculaire opus » (Dei ?), l'éviction subite et délirante de son « étoile », symbole, s'il en est, d'une paranoïa naissante à laquelle le chef Niçois (très) éclairé, refusera de prêter allégeance !
Noëlle, sa femme, Mathias, son sommelier, ses plus fidèles soutiens, nous réserverons l'un de ces accueils ni hautains, ni méprisants, à la sauce « Aphrodite « , un bonheur dont nous ne nous lasserons pas ! Et si côté cave (translucide), fauteuils japonisants, alcôves (intimistes), colonnades et mûr végétal, rien n'aura changé, force sera de relever qu'ici la clientèle n'aura pas déserté l'espace et que, bien au contraire, elle viendra soutenir ce petit « bout d'homme » tout à la fois intègre et « révolté » ! Son écume de choux-fleur, cuisse de caille rôtie, et fumée, nous invitera à l'excellence, une particularité dont David se fera le chantre, n'en déplaise à une certaine concurrence ! Son foie gras, ligne de cèpes, comme un opéra en pressé composé, son sorbet de balsamique blanc, Porto et vinaigrette de noix, idéalement associé, sa seiche en persillade, poudre de citron noir d'Iran, Manioc végétal fumé, et tentacules en tempura, un poil délurée, et l'œuf poché aux truffes noires et ciboulette, en amour de civilité et onctuosité, n'aurons de cesse que de nous « convertir » à la « religion » de David, un subtil équilibre entre spiritualité et mysticisme. 
La noix de basse côte de Wagyu noir Australien, juste grillée, grelots confits, algues Nori au wasabi, tranchée mais pas résignée, la selle d'agneau rôtie dans sa graisse et panée au persil plat, ses tomates grappes au caillé de chèvre, et les noix de Saint-Jacques pochées aux truffes noires, leur texture de sous bois, pomme purée au corail d'oursin, leur jus de volaille rôtie, nous susurrerons leurs « exploits » tandis qu'en toute modestie nous tenterons de les « interpréter » !
La gourmandise posera-t-elle question ? Être ou ne pas être ? Le chocokrunch, riz soufflé, cacao, enrobé de chocolat au lait coulant, les nems de banane à la cannelle, crémeux au cacao et crème glacée au yaourt, et le Barbatruc, Barba Papa en cône, fruits rouges et noires au jus de mure, feuilletage et crème vanille rose, sorbet litchi, la perfection faite desserts, seront issus d'un esprit « libre » et inventif.
Surtout, David n'y changez rien, ce serait vous trahir !
Notre dégustation de vins au verre : Châteauneuf-du-Pape Domaine Saint Préfet – blanc – 2011. Pouilly Fuissé Roger Lassarat « Cuvée des Murgers » 2009. Viognier IGP du Mont Ventoux « Méditerranée » - blanc – 2012. Domaine de l'Abbaye du Thoronet « La Nature » - rouge – 2013. Saint Joseph Domaine Courbis – rouge – 2010. Meursault « Clos des Mouches » H. Germaine – rouge- 2006. Domaine du Tariquet Les dernières Grives – blanc - 2011. Gewurtztraminer « Vendanges tardives » Roger Khun 2008. Neige Cidre de Glace.
« Le Bistrot d'Aphro » 29 €. « Le 20 » 20 €/pers. « R » … Evolution 103 €/pers. « Découverte » 75 €/pers. « Alternative food » 62 €/pers. « Végétarien » 47 €/pers. « Enfant » (moins de 12 ans) 21 €. « Inclinaison des mets » 45 €.
Carte : Les préludes de 22 à 37 €. La terre de 28 à 53 €. La mer de 38 à 47 €. La gourmandise de 10 à 15 €.
Ouvert du mardi au samedi.

Aphrodite
Restaurant Gastronomique
10, boulevard Dubouchage
06 000 Nice
Réservation conseillée au (033) 04 93 85 63 53
Note : 15/20


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